Raymond Piccoli est astronome de formation et dirige le laboratoire de recherche sur la foudre. Il cumule plus de trente-deux ans d'observation de terrain sur les orages, la foudre en boule et les phénomènes lumineux transitoires de haute atmosphère. Il est membre du collège d'experts du GEIPAN et de la commission SIGMA 2 de la 3AF, ce qui le place exactement à l'endroit où les deux dossiers se croisent.
Son point de départ est un fait rarement dit : la foudre, phénomène quotidien, n'est toujours pas complètement comprise par la physique. C'est de là qu'il tire sa prudence sur le reste. Un homme qui admet ne pas expliquer entièrement un éclair ordinaire ne s'empresse pas de conclure sur une sphère lumineuse.
L'entretien alterne le métier et les cas. Le quotidien d'un traqueur d'orages, le Cantal comme laboratoire à ciel ouvert, la mort de Tim Samaras qui rappelle que le danger est réel. Puis l'observation au Nouveau-Mexique qui a fait basculer son regard. Et les cas limites : une sphère de plasma de douze mètres à Clermont-Ferrand, l'affaire du Morvan où des gendarmes restent face à une sphère statique pendant vingt-trois minutes, et une boule de feu qui traverse une baie vitrée sans la briser.
Transcription automatique. Le reste du texte n'a pas été relu phrase par phrase : la syntaxe de l'oral, les hésitations et certains termes techniques peuvent comporter des approximations. En cas de doute, la vidéo fait foi. Chaque horodatage ouvre l'épisode au passage correspondant.
0:00 S'il n'y avait plus les 15 millions d'éclairs, par jour, toute forme de vie disparaîtrait sur terre. Je dois me tenir au courant de la situation toutes les heures, sinon je ne serais peut-être pas digne d'être un spécialiste de la foudre entre vous. Commencez à travailler, à étudier, à mener des recherches sur la foudre en boule, vous êtes confronté au phénomène OVNI. Ça va tomber dans votre escarcelle. Ça fait 32 ans que je travaille sur ces phénomènes aérospatiaux non identifiés. Ça a bien claqué sur la maison avec un début d'incendie. Et là, une des personnes qui étaient à l'extrémité de la table, elle s'est retrouvée pratiquement dans le couloir d'entrée à 2 m. Quand on dit des transports d'objets, nous dans notre jargon, ça veut dire que des objets ont été déplacés sans que les objets soient tombés à terre. C'était une palette en fait de parpin qui a bougé de 4 m à peu près. Des morceaux de carrelage étaient plantés dans les poutres en bois au plafond. Le sol était monté de 80 cm. On a aussi un monsieur qui a eu sa montre gousset qui a été en partie décalcomagnée sur le bas ventre. Le phénomène est là et on est en plein jour. Une sphère en émerge et elle reste quasiment statique. Et là, la durée de vie a été de 23 minutes chronométré. Il a commencé à trouver les choses beaucoup moins agréables quand il a vu cette sphère qui commençait à se rapprocher de la maison. Elle est passée à travers la vitre. Ce monsieur a eu tellement peur qu'il en a déclenché une jaunisse. Pour lui, la vitre était son ultime protection. En fait, elle est rentrée, elle est montée à l'étage. Nous, on était avec une partie de l'équipe là-bas et en fait ne sont jamais rentrés.
1:36 Raymond Picolli, bonjour. Bonjour. Bienvenue dans le Paranormal Show. On est vraiment très heureux de vous recevoir. Raymond, vous êtes astronome de formation et directeur du laboratoire de recherche sur la foudre. Vos travaux portent sur les phénomènes orageux, les effets de la foudre, mais aussi sur des phénomènes plus rares comme la foudre en boule. et les phénomènes lumineux transitoires de haute atmosphère, souvent appelés farfadè. Vraiment, vous collaborez également à l'étude scientifique des phénomènes aérospatiaux non identifiés, les PAN, en étant membre du collège d'experts du GEIPAN, groupe d'étude rattaché au centre national d'étude spatiale. Vous êtes également membre de la commission Sigma 2 l'association aéronautique et astronautique de France. Une première question pour vous, Raymond Picolli. C'est quoi la foudre? La foudre, c'est déjà l'un des plus beaux spectacles de la nature. C'est quelque chose qui est d'une des ça fait partie la foudre des grandes forces de la nature. La foudre, c'est grâce à elle que toute forme de vie se maintient sur terre en partie. parce que demain, s'il n'y avait plus d'orage, s'il n'y avait plus les 2500 3000 orages qui vont générer en moyenne hein par jour entre 8 à 12 voire 15 millions d'éclairs, et bien si ces orages n'étaient plus là pour nous accompagner en tout cas tout le vivant, et bien ils sont là pour équilibrer les champs électriques et électrostatiques terrestres. Et sans ces orages, certainement qu'en quelques dizaines de mois, en tout cas d'après les modèles qui ont été faits, toute forme de vie disparaîtrait sur terre. C'est déjà leur première utilité. Ensuite, la foudre, c'est un phénomène qui a permis sans aucune ambiguïté l'appropriation du feu par l'être humain et donc son évolution car changement de régime alimentaire. Donc la foudre, c'est quelque chose d'absolument essentiel et la foudre est un rappel constant à deux voies, deux voix très importantes. D'abord, un rappel à la beauté et à la puissance de la nature.
3:35 Et deuxièmement, un rappel fondamental au fait que nous vivons dans un monde qui peut parfois être dangereux et les phénomènes climatiques, les orages et la foudre en particulier en font partie. Est-ce que c'est un phénomène qui est bien compris, bien maîtrisé par la science? Alors, on peut dire que on a beaucoup de réponses à nos questions, mais on est extrêmement loin du compte. La foudre est très souvent classée comme un phénomène électrique et c'est la réalité. La foudre est est de l'électricité atmosphérique mais pas que. Si on ne la caractérise que sous ce biais là, on est quand même très loin du compte pour s'en rendre compte. il suffit de l'observer et de l'étudier sur le terrain bien évidemment. En revanche, il y a plein de choses que l'on ne connaît pas encore par rapport à la foudre et j'aime j'aime à le rappeler d'ailleurs. Parfois, il m'arrive de donner des conférences et dans ces moments-là, je rappelle toujours, je le prends en préambule un petit peu et je dis on connaît beaucoup mieux le processus de jeunèse, de naissance, de vie, d'évolution et puis finalement de mort d'une étoile dans notre galaxie que au final comment se déroule véritablement une décharge de foudre et puis le phénomène orageux dans son ensemble. Il y a encore énormément de mystères et puis c'est un phénomène bah c'est un phénomène qui est mal connu et populairement et puis aussi scientifiquement. C'est pas un sujet euh comment pourrait-on dire? C'est pas un sujet qui est forcément très porteur en science pour une carrière. Vous voulez dire? Ouais, tout à fait. C'est pas un sujet qui est très porteur, c'est un sujet déjà qui est à la limite de beaucoup de choses. On dit toujours "Ah tiens, dans les grands titres de presse, on va dans tel ou tel endroit, on reproduit la foudre." Non, on reproduit pas la foudre, on reproduit, on tente, soyons juste, de reproduire certains de ces mécanismes. Restons véritablement humble et modeste devant ces forces qui sont colossales. En fait, les forces en jeu sont tellement importantes qu'elles sont de facto non reproductibles. Donc, au niveau social, au niveau de la population, il y a une certaine normalisation qui a été faite.
5:50 C'est tout à fait logique pour la protection des bâtiments, pour la protection, on dit toujours des biens et des personnes. Moi, je préfère dire des personnes et des biens, c'est quand même plus important. Mais voilà et donc ça a été un petit peu normé. On a des systèmes de protection qui soient des systèmes de protection direct comme le paratonire qui ont une grande efficacité dans la majorité des cas, c'est pas toujours le cas et ça ne met remet pas en cause en tout cas le fonctionnement ni l'efficacité du paratonire. tout système de protection a ses failles et puis derrière c'est la nature et avec la foudre vous me posiez la question de savoir pourquoi finalement la connaît encore mal parce que il faut retenir cette petite ce petit adage. La foudre elle fait ce qu'elle veut quand elle veut durant l'orage et où elle le veut.
6:37 Et ça veut dire que on la comprend que quand on peut l'observer, la mesurer. Après vous dites il y a 2500 c'est ça orages par jour dans le monde. Environ 2500 à 3000 orages, c'est une moyenne. Ça peut être plus, ça peut être moins. En France, c'est combien? Difficilement chiffrable. Aujourd'hui, par exemple, il y en a pas du tout. Vous savez tous les jours s'il y a un orage en France ou pas? Je suis au courant de la situation toutes les heures. Je dois me tenir au courant de la situation toutes les heures. Sinon, je pense que quand on n'est pas au courant, en tout cas quand on est coupé du terrain, je ne serais peut-être pas digne d'être un spécialiste de la foudre ou en tout cas d'être classé comme tel. Donc comme c'est un phénomène qu'on ne sait pas reproduire et qu'on peut simplement mesurer et observer quand il arrive, ça veut dire que pour le comprendre d'un point de vue scientifique, il faut le chasser. Les gens disent souvent que vous êtes un chasseur de foudre. C'est quoi votre quotidien Raymond Bicoli? Alors déjà, c'est pas de chasser la foudre. J'ai je l'ai jamais ramené à la maison donc je suis un très mauvais chasseur. En revanche, je suis un observateur sans doute privilégié parce que c'est un métier extraordinaire. C'est un métier véritablement extraordinaire. C'est un métier où vous avez toujours soit le bleu de l'horizon, soit l'horizon gris plombé des cumulonimbus qui sont les nuages d'orage qui se reflète dans vos yeux. C'est un côté presque poétique. Mais en tout cas euh ouais, c'est un métier extraordinaire et notre quotidien il est très variable. On pense qu'on est tout le temps au cœur des orages. C'est vrai, on est le plus souvent possible au cœur des orages et on vit au rythme de cette activité orageuse. Mais ça c'est une petite partie en fait du travail.
8:19 Après l'orage, c'est là que le dur commence. Quand je dis le dur, c'est le dur du métier. On rentre dans le rocher véritablement, c'est-à-dire aller analyser, aller expertiser, aller documenter, aller voir tout un tas de choses qui se sont produits dans les zones d'impact de foudre qui scientifiquement nous intéressent. Et là, c'est très variable. On pourrait se dire "Ah mais ici, il y a eu un impact de forte puissance qui a causé beaucoup de dégâts." Donc c'est intéressant. Alors c'est intéressant à documenter sommairement mais c'est pas pour autant que ce sera scientifiquement intéressant à étudier. Vous pouvez avoir quelque chose de bien plus mineur, de bien moins spectaculaire mais de beaucoup plus intéressant. Et ces orages, on va travailler dessus en tout cas sur leurs effets en fonction aussi de ce qui nous est ramené. C'est quoi ce qui nous est ramené? et bien c'est tout simplement les signalements qu'on va nous faire. Alors très peu du grand public mais surtout des gens avec qui on est amené à collaborer ou travailler. Ça peut être les services de secours et d'urgence, ça peut être le maillage de la gendarmerie nationale et on a tout un tas aussi de correspondants sur le territoire qui vont nous dire à tel endroit il s'est passé telle chose et dans ce cas-là si scientifiquement c'est pertinent pour nous on va s'y rendre. C'est aussi répondre à la demande. On est des scientifiques, on est là pour expliquer, on n'est d'ailleurs pas là pour vendre. C'est pas une question de monétisation. Ça c'est aussi important à comprendre parce qu'on est dans cette optique peut-être très dépassée de partage du savoir. C'est-à-dire que le savoir pour nous et c'est inconditionnel en tout cas dans le fonctionnement du laboratoire que j'ai l'honneur de diriger, c'est que le savoir se partage et ne se monayeille pas. C'est peut-être encore valable de nos jours, c'est peut-être plus valable, mais c'est pas le propos. C'est en tout cas comme ça que nous voyons les choses. Ça veut donc dire qu'on va collaborer aussi pour expliquer suite à des accidents, suite à des incidents ce qui s'est passé et comment éventuellement quelle serait notre idée pour la prochaine fois bah que ça se passe mieux, qu'il y ait une meilleure protection. Donc on n'est pas non plus des vendeurs de système de protection mais en tout cas de dire voilà il s'est passé ceci, ça a donné cela et après il faut en tirer des conséquences. Ça c'est la partie prévention, c'est la partie qui dit il y a pas grand-chose à faire pour se protéger de la foudre. On peut mettre des systèmes, mais ces systèmes peuvent se montrer plus ou moins efficients. En revanche, quand on connaît mieux un phénomène et si on y réfléchit bien, c'est comme ça qu'on pourra un peu mieux s'en protéger. Quand on s'acculture à quelque chose, on a des sens plus aigus. On sait quelles sont les capacités de cette chose. En l'occurrence le capacité en l'occurrence les capacités de blessures, les capacités mortelles, les capacités de destruction de la foudre ou les expositions à éviter. Et là, ça change déjà la donne. En tout cas, on a une meilleure conscience d'avoir fait tout ce qui pouvait être fait pour éviter que ça se produise. Où est-ce qu'il est basé votre labo? vraiment picoli. Où est-ce que vous êtes installé en France pour avoir le plus d'orage possible? Alors, on est installé dans un endroit, c'est pas forcément en terme de plus d'orage possible, mais c'est en l'occurrence dans un endroit qui pour nous est un véritable laboratoire à ciel ouvert pour tout un tas de raisons que je vais vous énumérer. Nous sommes basés dans le Massif Central en Auvergne, dans le département du Cantal. Et le Cantal, voyez-vous, c'est un lieu qui est fascinant à plus d'un titre. Il est fascinant parce qu'en fait c'est un département où l'atmosphère est la plus pure de France. Elle a été classée en tant que telle. Il y a encore d'ailleurs des articles de presse qui s'en faisaient déco récemment. C'est un endroit où il y a très peu d'industrie. C'est quoi? C'est des pâturages sur d'anciens massifs volcaniques. Donc c'est déjà des paysages on compare souvent ça à la Terre du Milieu. Ça fait référence au Seigneur des Anneaux.
12:29 il y a des animaux qui sont en pâure quasiment toute l'année. très peu de grandes on n pas de grandes lignes à haute tension, très peu d'obstacles. Donc si vous voulez, on a une capacité observationnelle qui est insitu et qui est inédite, vraiment inédite. D'une part, on est sur un axe, quoi qu'on en dise, on est quand même sur la partie plus ou moins sud-est encore. Ça peut paraître paradoxal. Il y a beaucoup de fausses images qui sont véhiculées d'ailleurs au niveau climatique par le Cantal. C'est sûr qu'on a des zones qui sont exposées à à une climatologie un peu plus rigoureuse, mais il faut savoir que si on prend notre notre capitale du Cantal, la préfecture donc Oriac, on a quasiment autant de jours de soleil, autant de jours d'ensoleillement qu'à Toulouse. The Paranormal Show est un média indépendant. Pour nous soutenir, abonnez-vous sur YouTube, Spotify, Apple Podcast, 10 mais aussi sur votre réseau social favoris.
13:27 Les liens sont disponibles en description. Un commentaire, un like, un partage nous aide énormément. Pour accéder à des contenus exclusifs et soutenir la chaîne, rejoignez-nous sur la section YouTube dédiée. La suite se construira avec et grâce à vous. Merci. Donc, vous avez choisi le Cantal pour toutes ces raisons dont vous nous parlez et vous avez en plus de ça, j'imagine une activité orageuse quand même assez présente là-bas. Alors, il y a une grande facilité pour pouvoir observer les orages effectivement dans le Cantal. Et quand un orage va traverser le département, à condition que nous, bien entendu, on fasse notre part du travail, c'est-à-dire que l'on se positionne bien, que l'on mette l'instrumentation nécessaire, on va pouvoir y faire un travail extrêmement intéressant. Il faut savoir qu'on ne se contente pas de travailler sur ce département, on travaille sur d'autres zones. Tout à l'heure, vous avez repris cette expression ce n'est pas que je la réfute mais en tout cas qui qui je la trouve pas forcément adaptée. c'est vrai que parce que dans l'inconscient collectif, on dit ce sont des chasseurs d'orage. C'est l'idée de partir. Encore une fois, on les ramène pas donc on serait de très mauvais chasseurs. Mais des observateurs, des est-ce qu'on peut dire trackeur? Il y a une petite notion de violence d'en traquer quelque chose, mais en tout cas on est des observateurs et en fait on va on va travailler sur des orage dans d'autres zones qui sont en France voire à l'étranger. En réalité on se déplace beaucoup plus pour les effets pour analyser et mener des recherches sur les effets postorageux que sur les orages mêmes. Je ne sais pas. La foudre, elle peut tout frapper. Elle peut frapper un être humain, elle peut frapper un bâtiment, elle peut frapper une voiture, un avion en plein vol, un avion au sol, un parapet de barrage, un pont, que sais-je, voir des équipements, des installations dites stratégiques. Elle peut frapper une tour de refroidissement d'une centrale nucléaire, elle peut frapper un avion de combat, elle peut frapper des navires plus ou moins sensibles. Donc si vous voulez, on peut être amené autour du monde à avoir une demande de tel ou tel organisme ou tel ou tel gouvernement qui va nous dire bah voilà vous êtes spécialiste en la matière et est-ce que vous pourriez simplement nous éclairer sur ce qui s'est passé pour éviter que ça se reproduise j'imagine dans ces cas-là. Oui. En tout cas pour comprendre parce que dans ces cas-là qu'est-ce qu'il en ressort? et bien la foudre ne s'est pas comportée comme c'était écrit dans les bouquins, dans les théories ou dans les modélisations. Et là on est en dehors du champ de ce qu'on appelle le travail d'analyse et de modélisation du bureau, mais on est dans la vie réelle, on est sur le terrain.
16:09 Est-ce qu'il y a une observation Raymond qui a changé votre regard scientifique? Il y en a des tas. La liste est longue mais je peux je peux Oui, je peux vous en citer je peux vous en citer plusieurs. C'est un jour il y a très longtemps, il y a longtemps he il y a plus de 25 ans de cela. nous étions dans le désert du Nouveau-Mexique, donc on était aux États-Unis et là on travaillait sur un sur un orage alors un orage particulier pour chez nous en France et en Europe, mais qui est plutôt commun là-bas, c'est-à-dire un orage où les quelques maigres précipitations ne vont même pas arriver au sol. Ça va se présenter sous forme de Virga. Et donc en fait sous forme de virga, ce sont des espèces de virgules en fait qui sont sous le nuage. On pourrait croire que c'est du nuage mais ce sont des précipitation qui vont en fait dans ce cas-là s'évaporer complètement avant d'arriver au sol tant la température au niveau du sol est élevée. Et ce jour-là dans ce modeste, c'était un très modeste orage, on avait un très beau coucher de soleil, donc un orage vespéral. Et à un moment il y a un éclair qui est sorti qui est parti sur la gauche du cumulonimbus qui a parcouru peut-être 3 4 km qui a tout à coup breaké et qui est venu frapper au niveau du sol. Donc ce qu'on appelle un éclair extraorgeux. Et ça m'a profondément marqué pour plusieurs raisons parce que d'abord c'était une beauté à couper le souffle et rien que cet instant valait justification de tous les efforts menés auparavant pour monter la mission pour même faire ce métier qui est à qui est pratiquement en marge de la science quelque part. On me dit mais oui mais vous êtes scientifique et vous dites que c'est en marge de la science pourquoi? Et là, je ne fais pas une digression parce que je vais revenir à mon fémon abus vespéral au Nouveau-Mexique, mais parce que la science porte toujours comme grande valeur, en tout cas comme crédau, que les phénomènes soient reproductibles. Et je crois que je vous ai dit en préambule que on pouvait reproduire modestement certaines petites parties d'un orage ou des phénomènes orageux, mais en tout cas, c'est hors de propos de reproduire la totalité des forces en jeu dans l'orage. Donc rien qu' avec cela, on est en marge de la science. Et lorsqu'on a observé ça, comme je vous le disais, donc au-delà de la beauté à couper le souffle, on était à la limite de ce qui était théorisable sur l'orâge, c'est-à-dire que le comportement là n'était pas explicable en regard de des facteurs communs que l'on apprend euh dans les bouquins, dans les études ou dans un tas d'autres choses sur les orages. on était dans quelque chose de hors catégorie. Et là vous dites "Ça y est, ça y est, ça fait quelques années que j'y suis, mais ça fait 32 ans cette année que je travaille sur les orages." Donc je vous parle de ça il y a 25 ans. Et là vous dites "Ça y est, je suis rentré, je sais maintenant, j'ai vu par le petit trou de la lorniette le monde fascinant, merveilleux et enivrant des orages. vous dites que justement c'est un métier qui n'est pas forcément évident parce qu'on peut pas reproduire parce que c'est un petit peu aux abords d'une carrière scientifique classique. Alors comment pourquoi et comment vous Raymond Picolli, vous êtes intéressé à ça et à quel moment vous êtes dit je vais faire super, je vais faire ma carrière dans les orages parce que c'est vrai que c'est quand même plutôt atypique. Alors, j'ai pas fait carrière, j'occupe mon temps à ça. Ce qui est très différent parce que cette notion de faire carrière euh c'est l'idée que ça va vous amener à quelque chose. Or, je n'attends pas que ça me mène à quelque chose. J'attends simplement d'observer ces phénomènes. Donc, rien que déjà, c'est une joie.
20:20 Ça, c'est une immense joie. Mais comment on y vient? comment on y vient en étant intéressé par le sujet et puis avec aussi des remises en question. Moi à la base à la base je suis bah je suis issu du monde de l'astronomie et on y vient aussi par passion. Depuis que je suis depuis ma plus tendre enfance, j'ai les yeux tournés vers le ciel. Alors maintenant, j'ai ce double avantage. Quand il est très étoilé, j'adore. Et quand il est très orageux, j'adore encore plus. Donc moi, j'ai la chance d'avoir comme lieu de travail le théâtre, le plus grand théâtre du monde, le ciel. Et là, toutes les tous les travers humains disparaissent. Ce sont des moments quand on est au cœur des orages. Alors, c'est des moments de tension parce que des c'est dangereux quand même, hein. D'accord. Donc faut pas se relâcher. Vous avez déjà été blessé? Soué. Ah, vous êtes déjà pris la foudre Raymond? Non, pas pris la foudre mais vous avez vous pouvez avoir un petit impant qui siffle pendant quelques jours. vous pouvez avoir des petits effets, mais vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous-même parce que tout est basé par l'expérience. Tout est basé sur l'expérience.
21:40 Donc vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous-même. Travailler sur les orages, on le compare souvent. Alors c'est un peut-être illustratif comme ça, mais c'est en tout cas pas prétentieux du tout, mais c'est comme si on travaillait avec un ours très en colère et qu'on va rentrer dans sa cage sans trop se faire remarquer pour essayer de l'observer au plus près. Faut faut pas se prendre ni le coup de cros, ni le coup de patte. Et ça ça repose vraiment sur l'expérience. Il arrive quand on est sur le terrain d'être sur un dispositif. Donc quand on travaille sur le terrain, on a des véhicules et ces véhicules sont spécialement équipés de tout un tas d'instrumentations de mesure que l'on va d'ailleurs agrémenter en fonction de ce qu'on va faire. Ça peut être très variable. Ça peut être de la prise d'image, ça peut être la prise de données météo, ça peut être de la spectroscopie. Spectroscopie, c'est en fait tirer la carte d'identité physico-chimique des éclairs en analysant leur lumière, donc tout ce qu'ils vont traverser dans l'atmosphère et cetera. Bref, mais il y a un moment où on se dit voilà, on en est là et sans arrêt, on doit réévaluer la situation. C'est-à-dire qu'il faut pas hésiter de parfois prendre le talky et de dire bon ben voilà, on lève le dispositif parce que on sent que ça va tourner à l'aigre, on sent que ça va devenir très dangereux. Mais voilà, vous savez je crois que l'endroit le plus dangereux du monde, en tout cas là où 80 % des gens il meurent, c'est le lit.
23:08 C'est de la statistique. D'accord. ça veut rien dire. Bah, c'est d'ailleurs pour ça que la statistique est aimée par les hommes politiques parce qu'elle ne veut rien dire. il y a il y a des peut-être des collègues statisticiens ou mathématiciens qui vont hurler en entendant ça, mais c'est pas du tout c'est pas du tout la statistique est très utile. C'est des c'est des c'est vraiment des sciences mathématiques très importantes. Mais en tout cas, c'est ça la base. Donc sous les orages, si on fait très attention si on tient compte de l'expérience et surtout surtout surtout si on n'est pas dans l'optique d'aller chasser l'orage ou le traquer, mais de l'observer avec beaucoup de recul et en ayant peur. Faut toujours avoir peur, mais une peur saine, pas la peur qui vous panique, cette peur qui vous fera que vous restez toujours dans la zone de sécurité en évitant de mettre la main dans la zone de très forte insécurité parce que là, ça peut se payer très cher. Et moi, j'ai souvenir en 2013 que des camarades aux États-Unis qui Ouais. des chercheurs. donc c'était sur un très gros orage qui est qui a généré d'ailleurs la plus large, pas la plus grosse mais la plus large tornade observée aux États-Unis sur le secteur d'El Reno en Oklahoma. Nous, on était avec une partie de l'équipe là-bas et en fait eux ne sont jamais rentrés. Voilà, ils étaient trois dans la voiture. Il y avait donc le il y avait Tim Samaras qui était un grand monsieur de l'étude des tornades. Il y avait son fils et puis un de ses collaborateurs, je crois. Et. Et pourtant des grands connaisseurs, mais on sait pas ce qui s'est passé mais tous les trois il ont laissé leur vie. Donc voilà, c'est l'orage c'est dangereux, l'orage ça tue. L'orage ça blesse.
24:56 Ça me donne envie de vous poser une question. J'imagine qu'on vous a posé un milliard de fois. Mais qu'est-ce qu'il faut faire quand on est quand l'orage est là et qu'on est dessous et sans vos connaissances? C'est la question piège. Mais oui, pas piège, pas un piège par intention. Non, non, mais parce qu'il y a pas une réponse sur Mais j'ai toujours grandement en conscience que quand on me pose cette question, je la projette en fait la question et j'imagine toujours la personne qui me pose la question et qui va se retrouver peut-être un jour en randonnée, en sortie ou quoi que ce soit, qui va dire "Ah tiens, je vais faire ce qu'il m'a dit." Hm. Et moi de l'autre côté, je sais que ce que je ce qu'on peut recommander dans une situation paradoxalement ne se vérifiera pas dans une autre et que la foudre est tellement capricieuse, est-ce qu'on peut dire capricieuse, facéccieuse, imprévisible, méconnue, même si on veut la contingenter dans des normes ou des comportements, mais qui sur le terrain ne se vérifient plus. j'ai encore eu il y a quelques années le cas de deux étudiants qui étaient en poste en postdoc. Donc après leur doctorat, ils étaient venus faire un petit séjour chez nous. Et comme tous les jeunes diplômés sont arrivés assez convaincants en recrachant mécaniquement tout ce qu'ils avaient appris et des choses très sensées et très pointues. après une quinzaine de jours de travail avec nous, ils sont repartis totalement dépressifs parce que ce qu'ils ont alors je le dis toujours avec beaucoup d'humour mais ce qu'ils ont constaté sur le terrain allait régulièrement sur les quelques orages auxquels ils ont participé en tout cas en tant que queur ils ont vu des choses qui pour eux étaient au mieux surprenantes au pire choquante parce que c'était parfois même des des observations qu'ils ont mené et qui était à l'inverse de ce qu'ils avaient appris dans les théories établies. C'est ça. C'est ça. Quand on se confronte à la nature, c'est ça quand on se confronte au terrain. Et c'est pour ça que c'est sûr notre travail au laboratoire de recherche sur la foudre peut sembler pour pour certains moins pointus. On j'allais dire on publie rarement de grandes équations parce qu'on publie pas beaucoup. Nos applications sont pas forcément destinées au grand public. C'est avant tout de l'accumulation de connaissances qu'on partage avec différentes autres unités, labo, enfin bref, organes de recherche. on a des gens chez nous, on a des gens chez nous, moi je suis toujours admiratif d'un d'un des membres de l'équipe qui est un ancien de Stanford et qui qui travaille sur la modélisation 3D des champs électromagnétiques de la Foudre. Et quand je vois ce qu'il produit, je me dis voilà, ça c'est un grand monsieur. Moi en tant que directeur, je suis un chercheur de terrain, mais je suis avant tout un chef d'orchestre. Voilà, je dois je dois m'occuper. Ma première préoccupation, c'est la sécurité. La sécurité c'est l'organisation des travaux, c'est la promotion du laboratoire et puis c'est aussi la mise au point d'instrumentation et l'observation et la production. moi, j'ai pris comme cheval de bataille la prévention.
28:15 Encore une fois, c'est mon light motive mieux connaître un phénomène, c'est mieux s'en prémunir. Quand on connaît mieux quelque chose, on y fait plus attention, on s'en méfie plus et on en connaît des travers. Raymond Picolli, amenez-nous à travers les orages spectaculaires, vous en avez évoqué quelques-uns, et les raisons pour lesquelles vous travaillez en tant qu'expert pour le GEIPAN, c'est-à-dire les phénomènes aérospatiaux non identifiés ou inexpliqués encore à ce jour. Pourquoi? Comment? Quel est le lien entre les deux? Les gens voient des extraterrestres là où c'est un phénomène orageux spectaculaire. Amenez-nous un petit peu dans ce cheminlà. Ça y est, vous m'avez découvert en fait. Ça y est, je suis je suis découvert, je suis démasqué.
29:03 Oui. Non. Alors oui, ça peut paraître paradoxal mais non, c'est il y a une telle consanguinité entre les phénomènes aérospatiaux non identifiés qu'on appelait auparavant les OVNI. Vous savez, cette appellation a changé au fil des décennies. Il y a eu une période dans les années 50 voire 60, on appelait ça les moques. C'était joli ça, les mystérieux objets célestes. appui ovni et les alors au début je me suis dit bon est-ce que c'est pas une sémantique politiquement correcte que de changer et puis finalement c'est tout à fait bien calibré comme ça parce que ovni il y a la notion d'objet ouais objet volant donc dans on parle de quelque chose de solide de matériel ou de matériel voilà c'est ça c'est ce qu'on dit souvent l'hypothèse tô les boulons hein c'est un peu Tout à fait dans phénomène aérospatial non identifié, ben ça laisse la fenêtre quand même beaucoup plus large à une appréciation différente en tout cas. Et encore une fois, c'est pas qu'une question de vocabulaire ou de sémantique, c'est vraiment la qualification au plus juste. Et le signale aussi, pardon que nous avons évolué sur la façon de d'aborder cela scientifiquement. Oui, il y a encore quelques années, pas si loin que ça, peut-être 6 ans 6 7 ans. moi, ça va faire ça va faire combien? Ça va faire 17 ans que je suis expert, enfin que je fais partie du comité d'experts du GEIPAN.
30:39 Donc voilà qui est un service du Centre national d'étude spatiale comme vous l'avez rappelé et ça fait 32 ans je me répète mais que je travaille sur la foudre et les phénomènes non conventionnels de la foudre et ça fait 32 ans que je travaille sur le sur ces phénomènes aérospatiaux non identifiés. Pourquoi? Parce qu'en fait quand vous commencez à travailler sur la foudre en boule, vous avez quelqu'un, vous recevez quelqu'un dans votre bureau et qui va vous dire voilà, j'ai observé telle chose, ça ne peut-être que la foudre en boule. C'estàd que déjà la personne, le témoin s'autoure. Alors, faut-il connaître ce que c'est que la foudre en boule? Juste en quelques mots. La foudre en boule, c'est quoi? La foudre en boule, c'est le seul OVNI naturel qu'on connaisse.
31:27 J'aime le répéter. OVNI parce que souvent aussi dans la presse on lit ah la foudre en boule a été recrée. Non, la foudre en boule a pas été recréée. Quelque chose qui ressemble a été recréé. Mais je vais vous dire la foudre en boule on sait pas trop ce que c'est en fait. On sait pas trop ce que c'est. Les hypothèses sont très vastes, elles sont très larges. C'est un phénomène que l'on l'on aperçoit de temps en temps. On le voit pas au cœur de tous les orages. On la voit de temps en temps. pour ma part, en plus de 30 ans de métier, je l'ai vu je l'ai vu je l'ai vu six fois. Pas beaucoup? Non, c'est pas beaucoup. C'est pas beaucoup. alors que vous avez vu combien d'orages dans votre vie? Ah, plusieurs milliers. Plusieurs milliers. En terme d'orage, j'en ai un sacré paquet. J'ai pas une comptabilité exacte, mais j'en ai un sacré paquet et sur toute la planète quasiment. la foudre en boule, on la caractérise souvent comme étant un plasma. Qu'est-ce qu'un plasma? en fait, c'est ce qu'on appelle le 4e état de la matière. C'est l'ionisation. Donc, ce sont c'est l'ionisation des gaz si vous voulez. Et mais on en est pas vraiment sûr. En tout cas, ça a l'apparence d'un plasma. Et la théorie plasma, on l'explique très mal. On l'explique bien pour des cas de foudre en boule. Alors nous au laboratoire, on a créé on a créé la une catégorisation visuelle. C'est quoi la catégorisation visuelle? C'est la première qui a été créée. Et bien en fait, on a mis le trombinoscope, on a fait le portrait robot des différents cas de figures observables et visibles de la foudre en boule. Alors, c'est intéressant d'avoir créé ça et en même temps et en même temps il faut il faut y faire attention parce que il est pas fini. Oui, c'est une catégorisation ouverte. C'est une catégorisation totalement ouverte. Ça n'a aucune prétention de définir le phénomène. Voilà, c'est ça. Et on l'a fait aussi pour justement le montrer, au départ, c'était l'idée à certains témoins de phénomènes qui nous disent "J'ai vu la foudre en boule, elle a fait ceci, cela.
33:33 Elle nous décrit son observation et là on se dit mais ça colle pas. Donc ce n'est pas la foudre en boule qu'elle a vu. En tout cas c'est autre chose. Là on commence à rentrer dans le champ. C'est ce que je vous disais des phénomènes aérospatiaux non identifiés. Donc de facto quand vous commencez à travailler à étudier à mener des recherches sur la foudre en boule vous êtes confronté au phénomène pain au phénomène ovni. Ça va tomber dans votre escarcelle. forcément. Et donc au niveau de cette catégorisation observationnelle, autant on pourrait éventuellement expliquer les cas de foudre en boule qui font quelques centimètres de diamètre et qui ont une durée de vie de quelques secondes par du plasma, par l'état plasma, d'accord? Puisque la foudre va générer des champs électromagnétiques, elle va générer de très fortes charges électriques et cetera, on va dire des conditions propres à cette formation. Mais quand on tombe sur un phénomène qui va être beaucoup plus important au niveau de sa dimension, c'est quoi beaucoup plus important? C'est une boule de Les gens voient quoi exactement? Ah mais on a des cas on a des cas de foudre en boule qui là on pour celle-ci c'était au-dessus de Clermont-Ferrand par exemple, on est sur 12 m de diamètre. Une boule? Ouais. Elle a duré peu de temps. Elle a duré 1,4 secondes mais peu importe. Il y a d'autres pays où on a des collègues, que ce soit des collègues. Alors maintenant, le monde est-ce qu'il est en 2026, mais il fut une époque qui paraître euh un autre siècle où on collaborait avec nos nos collègues russes, collègues américains voilà et eux étaient aussi des très gros producteurs Ouais. de données de données et d'observation.
35:22 Voilà. Et et ça maintenant ça c'est plus le cas. c'est pas le problème mais en tout cas on a des cas quand je dis documentés, c'est analyser, expertiser, mener dans le cadre d'un procédé scientifique ultra strict comme le veut la science, d'accord? où où on a des cas de foudre en boule qui ont duré beaucoup plus longtemps. En France, on a un cas alors qui date des années 70 où où le la sphère observée en début en début d'observation faisait à peu près la taille d'un veau. D'accord? Elle était immobile au milieu de la route et 45 minutes plus tard, elle était toujours observable de dimensions beaucoup plus minimes puisqu'elle n'était pas plus grosse qu'un pamplemousse. Mais sa durée de vie a été de 45 minutes. En 2012, dans le Morvent, on a eu un cas qui est documenté chez nous, qui est analysé, on s'est rendu sur place avec plusieurs témoins avec des documents photographiques et vidéos voilà avec des gens, on va dire, qui n'étaient pas là pour le fake. les gens qui ont été Oui, j'imagine que ont été confrontés avec l'arbre encore foudroyé sur place et là la durée de vie a été de 20 23 minutes plus ou moins chronométré quoi. Ah, les gens il doivent l'imaginaire doit bien se développer j'imagine quand on assiste à un phénomène comme celui-là. Parce que faut-il déjà connaître, savoir que la foudre en boule, ça existe. Alors, on revient justement observant un phénomène de ce type. Alors là, attention, vous êtes sous l'orage, l'arbre est foudroyé quasiment de quasiment de devant vous et le phénomène est là et on est en plein jour. Donc, une sphère en émerge et elle reste quasiment statique sur les 5 si premiers mètres du bas côté de la route en pleine en pleine forêt du Morvent. pour ceux qui ou celles et ceux qui ont traversé ces zones-là, on sait que voilà, si vous tombez en rade quelque part, vous n'avez pas forcément la dépanneuse dans la demi-heure qui suit. Donc ce que je veux dire, c'est des endroits qui sont qui sont extrêmement intéressants parce que parce que parce que les gens qui sont là-bas, qui vivent là-bas sont aussi des gens coutumiers, des phénomènes météo locaux. Donc c'est pas des gens qui vont s'affoler pour un orage violent.
37:40 H et là vous tombez sur des gens qui sont en état de pas de choc, on va pas le dire, mais de oui une forme de sidération parce que leur monde a un petit peu changé quand même. La conception de leur monde a changé. Qu'est-ce que c'est que ce cette sphère lumineuse qui fait 1 m de diamètre qui était là et qui est resté et qui change de couleur au fur et à mesure que le temps évolue et. Et là, on est sur un sur des cas avec, je vous l'ai dit, plusieurs témoins en en l'occurrence de deux véhicules, deux véhicules dont un véhicule de patrouille de militaire. Voilà. Donc c'est pas un argument d'autorité que ce soit des militaires, mais ce sont des gens qui qui ont l'habitude, quand je dis des militaires, je parle gendarmerie nationale en l'occurrence euh voilà qui par un grand coup de bol en fait était était sur le secteur et est passé juste après la première voiture qui s'était arrêtée. Et la foudre en boule aujourd'hui, c'est quelque chose qui fait partie des phénomènes inexpliqués. Est-ce que c'est un pan ou du coup comme on sait que c'est de la foudre en boule? On c'est mais vous disiez tout à l'heure qu'on on la comprenait pas non plus vraiment bien. Alors comme je l'ai dit la foudre en boule, ça j'adore cette phrase et vous me donnez l'occasion de la répéter. La foudre en boule est le seul ovni naturel qu'on connaît. Ça veut dire quoi? Ça veut dire qu'on ne connaît pas vraiment sa nature. On ne connaît pas totalement ses capacités. On les documente. Elle peut faire un tas de choses la foudre en boule et j'espère qu'on aura l'occasion d'en parler un petit peu plus loin. Alors je veux bien. allez-y. Qu'est-ce qu'elle peut faire? Elle peut elle peut voyer chose? Ouais, elle peut voyager elle peut sortir du champ atmosphérique. non, pas forcément, mais je veux dire, en tout cas, on va on va d'abord se contenter de ce qu'elle peut faire à l'endroit où elle se trouve, c'est-à-dire au niveau du sol. elle peut flotter légèrement dans l'air, elle peut elle peut passer à travers. C'est pas c'est pas des histoires. Vous savez, souvent dans les conférence, on vient me voir à la fin en disant "Ah, mon grand-père m'a raconté que dans la ferme, il avait vu une boule de feu qui était passée par la serrure. Vous y croyez?" Alors, comme je réponds toujours, on n'y croit pas. C'est pas une question de croire. Ce sont des faits. Bien sûr que c'est des choses qui arrivent. Bien sûr, votre grand-père n'était pas porté sur la bouteille. Voyez, il y a toujours cette espèce de dédouinement qui fait que vous êtes sûr est-ce que ça existe? Voilà. Oui, bien sûr, elle peut passer à travers n'importe quel interstice. On a on a nos collègues russes sont documentés, nos collègues américains ont documenté et en particulier à l'université du Texas. Ils ont eu des cas qu'ils ont répertorié pour peu qu'on s'y penche. C'est-à-dire la foudre en boule, elle est passée à travers la vitre. Donc à travers sans la briser. Ouais. Sans la briser. Alors après quand on fait des analyses avec par exemple un un microscope à balayage électronique ou tout un tas d'autres instrumentations, il y a rien. Pas la peine de crier sorcellerie. Je veux dire, c'est il s'est passé des phénomènes, il s'est passé des combinaisons parfois avec le silicium qui était contenu dedans. mais en tout cas, elle est passé au travers et moi j'ai toujours le souvenir souvenir d'une d'un morceau de b vitrée qu'on a qu'on a emmené, qu'on a eu. On a profité un petit peu, j'allais dire de la surprise de ce monsieur dont la maison n'avait pas été foudroyée. Et en revanche, un arbre dans son jardin avait été foudroyé à quelques dizaines de mètres et de là, on avait émergé une boule lumineuse blanchâtre d'environ 30 cm de diamètre. Ce monsieur stupéfait s'approche de la baie vitrée et regarde après quand même un flash très important dû à l'éclair et puis une détonation qui avait fait trembler toute la maison. Il regarde ça fascinant. Il a commencé à trouver les choses beaucoup moins agréables quand il a vu cette sphère qui commençait à se rapprocher de la maison.
41:25 et qui quand elle est arrivée donc d'après son témoignage en tout cas, elle est arrivé derrière la baie vitrée. Donc lui était plaqué contre le mur du salon, n'osant plus bouger et là elle s'est appuyée contre la vitre et elle est ressortie à l'intérieur. Ah là! Donc il nous a bien certifié que Ouais, d'ailleurs ce monsieur on avait abordé les choses tout à l'heure, mais ce monsieur a eu tellement peur qu'il en a déclenché une jaunisse. Ça l'a profondément marqué parce que là son monde a basculé. Pour lui, la vitre était son ultime protection et en fait elle est rentrée, elle est montée à l'étage et il n'y a eu ni détonation ni quoi que ce soit. Alors je vous dis pas dans la maison ils étaient trois mais ça a été un petit peu le tirage au sort qui allait monter à l'étage pour voir ce qui se passait. Mais alors nous on en parce que et vous avez raison mais nous on en parce que voilà c'est des choses qui sont je vais pas dire totalement coutumières mais c'est déjà tellement tellement voilà c'est commun en fait c'est commun dans le comportement de la foudre c'estàdire que vous quand vous récoltez les témoignages enfin j'imagine qu'il y a des gens qui doivent penser que c'est un poltergeist ou que c'est Dieu. Enfin je veux dire avant de se dire que c'est un phénomène orageux il y a des témoignages qui se perdent non? Alors là, dans le cas de ce monsieur, pour lui, c'était évident que c'était raccordé à l'orage puisqu'il a eu le foudroement de l'arbre dans son jardin. En revanche, je reviens à ma catégorisation parce que je n'oublie pas la finalité de ce que j'ai commencé. la catégorisation, on en fait on a découpé trois sous-catégories. Le terme générique, le terme général, foudre en boule, foudre globulaire, appelez-le comme vous voulez. Hm hm. En revanche, foudre en boule chez nous, ce sont les phénomènes de petit diamètre à faible mobilité et à faible durée de vie. Ensuite, on a la foudre globulaire. la foudre globulaire quand scientifiquement on découpe les choses. Là, on va avoir affaire au phénomène de beaucoup plus grande dimension, de durée de vie beaucoup plus importante et enfin parfois avec des déplacements en distance important, voire avec une fin non conventionnelle, c'est-à-dire une fin de phénomène explosive, par exemple.
43:43 C'est que le phénomène va rentrer à l'intérieur d'une maison dans un vaissellier et carrément exploser le meuble et vous envoyz promener dans toute la salle à manger des morceaux d'assiettes et cetera. On a déjà observé des choses fascinantes comme ça. ou alors aller sur un sur un brave transformateur électrique et complètement l'exploser. Ou terminer dans l'eau. Terminer sur une surface d'une marre d'un étan d'un lac donc une surface lacustre. là partir dans un grand pas bouillonnement mais en tout cas un grand claquement avec un très fort dégagement d'eau. Donc là il y a de la manifestation autre. Et la 3e catégorie, porte le doux nom de PLOT, phénomène lumineux, orageux, transitoire que l'on peut observer pas forcément durant l'orage, mais en tout cas durant un temps préorageux, à tendance orageuse, ciel gris, plombé, lourd, éventuellement des roulements ou des grondements de tonner audible mais très loin ou alors paradoxalement par beau temps, par jour de grand vent ou des jours où il y a une de basse température et avec de la neige où là on va avoir un renforcement très important des champs électriques. Mais généralement on va le voir par exemple, je peux vous citer un cas si ça vous intéresse. le cas d'un monsieur qui observe au-dessus d'une lisière de forêt une sphère blanchâtre qui apparaît. Donc ce monsieur n'a pas du tout pensé à la foudre en boule. Non. Ce monsieur va aller se manifester en disant "J'ai vu un OVNI." Voilà. Donc il observe une sphère qui apparaît qui ne bouge pas. Donc il prend sa paire de jumelles et il voit littéralement une sphère. Il a bon après on a essayé d'estimer sa taille mais ça devait faire entre 50 et 70 cm de diamètre.
45:41 Et cette sphère s'est mise à bouger de manière extrêmement erratique, c'est-à-dire pas d'angle droit, mais plutôt des mouvement un petit peu sinusoïdaux. Et il a remarqué une chose, c'est que ça suivait l'inclinaison et en tout cas le mouvement de balancier du sommet des arbres sous les rafales de vent. D'accord. Donc là, on a un renforcement des champs électriques parce qu'il faut savoir qu'auudessus des arbres comme ça, on peut avoir véritablement sur plusieurs mètres carrément des tempêtes, des tempêtes d'électrons, des tempêtes électriques. Voilà, parce que il y a l'agitation de tout cela. et si vous voulez, il l'a vu suivre un petit peu tout ça et puis à un moment elle a fait quelques petites évolutions et puis elle s'est éteinte tout simplement. Ce monsieur dans sa tête, qu'est-ce qu' se dit? J'ai vu un OVNI. Bien sûr, bien sûr. Et là, vous voyez très paradoxalement, nous on va le classer en phénomène lumineux, orageux, transitoire parce que en plus derrière cette lisière de forêt, il y avait une petite ligne électrique. Enfin, une petite ligne, une 15000 V. Oui. D'accord. Donc, c'est pas grand-chose mais ça permet de d'avoir un début de modélisation en tout cas là sur le terrain de des champs électriques qui devaient régner à ce moment-là. Et on a très bien vu que dans ce cas-là, c'est quelque chose que l'on trouve avec récurrence. Vous savez quand sur des décennies vous êtes confrontés et vous étudiez ces phénomènes, c'est comme une enquête policière quand on travaille dessus après. Vous avez l'intime conviction, vous avez la preuve ou la forte présomption ou l'innocence déclarée. Voilà, tout simplement. Et dans ce cas-là, on le documente et on dit au monsieur bah ce que vous avez vu là était de la foudre en boule.
47:16 Et là la personne c'est pas qu'elle a du mal à vous croire parce que quand vous arrivez et que c'est comme ça he c'est dans l'inconscient mais quand vous êtes scientifique vous avez rien que par votre fonction et c'est en ça aussi on en parlera peut-être mais dans les témoignages on a un procédé très particulier parce que il ne faut pas que se ressente l'argument d'autorité. Jamais on doit être dans l'argument d'autorité. Ça fait ça c'est une condition qui est fondamentale que ce soit pour les phénomènes aérospatiaux non identifiés ou pour les phénomènes non conventionnels. Et vous remarquerez que d'un côté on appelle cela des phénomènes aérospatiaux non identifiés et que de l'autre côté dans mon domaine c'est qualifié de phénomènes non conventionnels. Je pense que là on ressent très fortement cette ce crossover en tout cas. Et alors justement, comment vous abordez vous les témoins pour éviter cet argument d'autorité? Pour éviter, j'imagine, de modifier ce qu'ils ont à délivrer, leur leur vécu? Ah ben, il y a plusieurs méthodes. D'abord, il faut une méthode appropriée, c'est-à-dire qu' a qu' a un aspect cognitif. Et là, encore une fois, je c'est totalement similaire à l'audition de de témoins de phénomène OVNI. C'est la même chose, c'est les mêmes procédés, on va dire.
48:41 Donc il y a tout un il y a tout un aspect cognitif qui fait qu'on va rencontrer une première fois euh là ou les personnes pour peu que ça nous intéresse bien évidemment. Il y a ça aussi, il y a le cursus, il y a il y a il y a a il y a le contexte et puis et puis et puis la nature de l'observation. parfois quelqu'un va nous téléphoner en disant "Bah écoutez, je vous appelle au laboratoire de recherche sur la foudre ça fait 20 ans hein qu'on récolte tout cela. Voilà, avec des gens que l'on renvoie parfois vers nos vers nos camarades du GEIPAN et parfois les personnes répondent "Bah non, j'ai pas envie forcément de témoigner aux autorités." Vous voyez? Mais ça ça se discute pas. On n'est pas là pour influencer et en tout cas nous on ne transmet rien au GEIPAN. C'est pas le fait de garder des données, c'est que c'est que et au GEIPAN, c'est pareil. C'est un respect extrêmement important et placé au-dessus de tout de la personne et surtout de son anonymat. Bien sûr. D'accord. Donc nous quand on reçoit des personnes comme ça, parfois c'est très simple, elle vous explique le contexte et on ne leur dit pas c'était ceci.
49:45 Mais quand on est sûr à 99,99 % rien qu'à l'énoncer de la couleur, du type de phénomène et cetera, ben on leur dit écoutez très probablement il pouvait s'agir de cela. Nous, ça nous pose pas de souci de répondre ça parce qu'on n' pas un devoir d'expliquer forcément. C'est un service qu'on rend, c'est pas c'est pas c'est pas notre mission en fait. En revanche, pour les gens que l'on va aller auditionner, déjà la première chose, c'est justement de couper cours à cet argument d'autorité. Donc on a au laboratoire, on a des personnes, on a un enquêteur spécialiste vraiment qui est qui est qui est un qui est un monsieur qui lui euh son métier son métier à la base c'était un officier de police officier de police judiciaire.
50:36 qu'il a l'habitude, il a il a de longues années de pratique dans l'audition des personnes et on l'a formé, on l'a acculturé à la méthodologie scientifique. C'est plus facile de faire le chemin dans ce sens que dans l'autre. en tout cas avec un grand respect des témoins, ce qui fait que en phase d'eux, en prime à bord, les témoins, les observateurs, les observatrices ne vont pas avoir forcément un scientifique déclaré qu'ils ont pu voir ben comme aujourd'hui dans une vidéo sur YouTube, à la télé ou dans la presse. Donc déjà ça va couper cours. On va prendre tout ça, on va prendre toutes leur déclarations et puis ensuite on va retourner le contexte enfin tous les éléments. Ouais. Tous les éléments. C'est vraiment une enquête policière. Je c'est juste le thème qui change, c'est tout. éliminer les hypothèses.
51:22 Alors, d'abord, on prend tout brut. Ouais. On travaille en antonoir. Le but est de produire une excellente goutte d'huile essentielle. Donc, on prend beaucoup de fleurs, on prend voilà, on prendrait de la lavande. Là, on va en prendre beaucoup. Ça c'est chaque brin de lavande va être tous les éléments de l'observation. Et puis on va raffiner tout ça, on va le travailler et au bout, on espère qu'il va en sortir une huile essentielle extrêmement bien parfumée et très agréable. C'est ça le but. Alors, c'est pas toujours le cas. C'est même parfois rarement le cas parce que manque d'éléments, parce que parce que problème de contexte, problème d'information. Vous avez des gens qui ont vu quelque chose qui vous disent "Voilà, j'ai observé telle telle chose, OK.
52:05 quel jour? Quelle heure?" Bon, alors je crois que c'était il y a tant de mois et à peu près vers telle heure là, c'est déjà problématique. Non pas que la personne vous raconte quelque chose de de faux. Vous savez les fakees là-dedans ou les faux témoignages, c'est infinitésimal. Oui, les gens ont autre chose à faire que de passer leur temps. Ouais, contrairement à ce qu'on croit là où vous avez trouvé les fakes. Et je crois qu'il y a pas d'autres mots. Avant, j'avais un langage un petit peu plus châtier, mais là tant pis, on est entre nous. Et puis on est arrivé à un stade maintenant avec l'émergence de l'IA et cetera de l'intelligence artificielle. le bar à connerie, c'est sur les réseaux sociaux, faut être très clair. Et c'est quand même dommage, c'est paradoxal parce que peut-être là-dedans, il y a quelqu'un qui va mettre quelque chose qui va être très intéressant, mais c'est tellement noyé dans le bruit de fond ambiant c'est ingérable quoi. Et ça va d'ailleurs nous poser de très gros problèmes, que ce soit dans le domaine de la foudre en boule parce que maintenant il y a des il y a cette partie infinitésimale de gens qui avaient autre chose à faire que de faire des faux témoignages. Ça repose aussi beaucoup sur le document parce qu'on a des témoins qui viennent nous voir et qui nous disent "Bah voilà, en fait j'ai vu quelque chose mais je peux rien vous prouver." Et on leur répond "Mais vous n'êtes pas là pour prouver quelque chose, c'est le contraire. On est là pour vous écouter. H et puis vous savez avec l'expérience et puis surtout nous on a la connaissance du terrain. Les phénomènes on les voit, on les observe. D'accord? il y a des choses qu'on ne peut pas inventer. Hm. Comme comme quoi par exemple? Certaines couleurs, certains comportements, certaines impressions, certaines odeurs, certains bruits, beaucoup de facteurs en tout cas. Mais c'est le propre pour n'importe quelle personne qui travaillerait sur une très longue durée sur un sujet. Elle connaît son comportement sur le bout des doigts, on va dire, pas ses imprévisibilités, ni forcément sa nature, mais en tout cas son comportement. Et vous pouvez de facto commencer à en déduire beaucoup de choses rien qu'en écoutant un témoignage. Pour autant, ça ne suffit pas bien évidemment. Et donc on va prendre tous ces témoignages et puis on va y retourner quelques temps plus tard, un mois, 2 mois, voire 3 mois plus tard et on va demander à de nouveau à réécouter le témoignage avec une méthodologie différente. Je vais pas rentrer dans le détail parce que c'est pas forcément intéressant. Et à partir de là, on va investiguer, on va travailler et c'est long.
54:38 Vous prenez des mesures aussi, j'imagine, quand vous arrivez quelque part. Alors, des mesures oui, quand au des témoignages, au-delà de la donnée qualitative, il y a de la donnée, il y a la donnée brute. Brut. Ouais, il y a la donnée brute parfois. Oui, pas toujours. Si c'est simplement une observation visuelle, mais si la personne vous dit "Bah voilà, j'ai vu une sphère en plein orage qui est rentrée là dans mon salon et puis elle a éclaté, elle a projeté plein de petits morceaux métalliques par terre où où s'assemblait de la pierre, on a déjà eu le cas." Et là la personne on lui dit "OK, éventuellement vous avez fait une photo de quand ça s'est produit, pas de l'explosion." Mais après, bah non, parce que c'est aussi comme dans les témoignages OVNI, il y a beaucoup de gens qui sont dans un état de sidération qui fait que le réflexe de l'animal humain parce qu'on est des animaux, alors paraît-il évoluer?
55:31 Sans commentaire? Le réflexe n'est pas forcément de documenter de documenter en sortant un smartphone, quoi que ça puisse être très facile. On avait le même problème à l'époque. Il y avait beaucoup plus de gens que maintenant qui se trimballaient avec un appareil photo bien chargé d'une pellicule et qui n'hésitait pas à faire de la photographie. Et à l'époque déjà, on vous disait "Ah ben j'ai vu tel truc mais j'ai" Voilà. Le premier réflexe, c'est quoi? C'est d'essayer de raccrocher ce que l'on voit à quelque chose de connu dans son environnement. Et quand le cerveau trouve pas, il plante. C'est il voit mais il comprend pas. Et si c'est plus prononcé, c'est pas la photo en premier, c'est la fuite. C'est le danger. C'est de se mettre en sécurité. Dang. Mais c'est c'est j'allais presque dire c'est presque reptilien. C'est le danger. En gros c'est quoi cette chose? C'est quoi ce phénomène? Je ne le connais pas. Je ne le comprends pas. Je l'ai jamais vu. À la rigueur, je pensais même pas que ça pouvait exister. Ça veut dire qu'est-ce qu'il est capable de me faire? Alors quand c'est loin, ça va. La plupart des images que l'on a Alors, il y a aussi quelque chose qui rentre maintenant en jeu, c'est les images de vidéosurveillance. Ouais, on arrive quand même à avoir des choses au bord de bâtiment d'usine ou autre bien sûr. Donc ell, elles n'ont pas peur pour elles-même. Donc elles peuvent continuer à tourner, j'imagine la caméra, elle s'en fiche. Et c'est d'ailleurs très intéressant parce que parfois on a des brouillages caméra et ça nous permet quand on connaît la nature, enfin la nature, quand on voit les effets du brouillage, c'est des pistes pour savoir quelle est la nature du brouillage, si c'est du champ électromagnétique, si c'est enfin, il y a tout un tas de paramètres en fait. On va pas rentrer dans le détail parce que c'est pas forcément intéressant non plus. Mais en tout cas, je vais dire que la première aide, ce n'est pas que les gens a des smartphones, mais ce sont les bonnes caméras. Alors, je j'ai dit un gros mot. J'ai dit vidéos surveillance. On dit maintenant vidéo protection. Mais là aussi c'est de la sémantique. Mais. Mais ça ça ça parfois oui, ça nous aide. Maintenant, vous avez des petites communes qui ont au moins une caméra à l'entrée du village, au moins une caméra à la sortie et s'il se passe quelque chose et nous-même dans nos véhicules, on a des caméras qui tournent en permanence embarqué, c'est pas qu'on est bien ou mal orienté, c'est que rien qu'en se mouvant au cœur de l'orage ou en changeant de position pour aller un petit peu plus en zone de sécurité ou à l'avant de l'orage ou à l'arrière, ça dépend ce que l'on fait, on peut très bien avoir nous-mêmes quelque chose qui va se passer devant nous. C'est comme ça que parfois au retour d'orage, quand le ciel est redevenu bien étoilé et qu'on a quelques dizaines ou centaines de kilomètres à faire, on peut attraper de très beaux bolides. Des bolides. Oui.
58:30 Donc une météorite qui rentre dans l'atmosphère et qui va être particulièrement lumineuse. C'est un je vous l'ai dit tout à l'heure, qu'il fasse beau ou pas beau, on est au spectacle. En parlant de spectacle, Raymond, c'est quoi les sprites? et farfadet. En gros, ces phénomènes orageux qui sont aussi très spectaculaires et peut-être non conventionnel. Totalement non conventionnel. Oui, ça fait pas partie de la phénoménologie de l'orage comme on le conçoit habituellement en tout cas. Alors, ce qu'on appelle avec erreur d'ailleurs, c'est une erreur scientifique de les appeler les sprites. Moi, j'ai des sprites mais ou peu importe peu importe. pourquoi? Pourquoi c'est une erreur scientifique? Parce que c'est un peu à la mode. Je veux dire sur les réseaux sociaux, dans la presse, on dit "Ah voilà, un sprite, ceci, cela." C'est quoi? C'est en gros ces phénomènes rouges avec des filaments parfois le plus souvent d'ailleurs en dessous. Donc c'est eux qui vont se produire au-dessus des orages entre 30, 40 et 90. On met toujours ces chiffres là. En fait, nous on fait des mesures, c'est parfois un peu plus, ça peut monter jusqu'à 120 km. Voilà.
59:39 Et juste pour nos spectateurs spectatrices, ça ressemble à l'espèce de grandes méduses. Oui, c'est un peu ça. Voilà. Donc sprite, c'est quoi? C'est un esprit. Et d'ailleurs, on dit les Red Sprite, c'estàd esprits rouges. D'accord. Et les Farfadets, c'est pareil. Alors, non, pas du tout. Les Farfadets, c'est la famille à laquelle appartient ces phénomènes. D'accord. Voilà. En fait, les farfadets par analogie, à le farfadet, à cet être mythique, on le voit jamais. Mais il vient vous faire une farce. vous êtes en train d'écrire et puis ça c'est dans la mythologie bien sûr il disparaît et puis il disparaît et même parfois il a chipé votre stylo et vous le retrouvez 3 jours après dans la cuisine. Il vous fait des farces. Il est pas méchant, il est pas quoi que des fois il peut il peut voler des petites choses. Voilà mais c'est pourquoi? Parce que le farfadet alors le farfadet c'est un phénomène qui est très rapide qui se déroule au-dessus des orages et c'est quoi? fait partie des phénomènes lumineux, orageux, transitoires et puis plus largement de la famille aussi des phénomènes photonucléaires de la haute atmosphère avec la production donc de rayonnement gamma. Et les rayonnements gamma sont la manifestation aussi de la production d'antimatière au-dessus des orages. Et l'antimatière, c'est quelque chose d'absolument fascinant. C'est quoi l'antimatière? l'antimatière, en fait chaque particule a son antiparticule et donc le contraire de l'électron, c'est le positron. Et en fait à un moment le niveau de rayonnement gamma est tellement important qu'on franchit la barrière des 511000 électronvolvt et que là on a l'annihilation entre ces deux particules, l'électron et le positron. Et c'est la production d'antimatière. C'est fascinant. Là, vous rentrez dans le cœur de l'astrophysique. On est dans les domaines de En fait, les excusez-moi, en fait les orages se comportent comme des accélérateurs de particules naturelles, des synchrotrons tout simplement. Donc, c'est toute cette famille de phénomènes, c'est la kyrielle de phénomène de la grande famille des Farfadets où dedans on a quoi? On a les jets bleus, on a les jets bleus géants, nous avons les allos, les elfes, on a les elfes et on a les esprits rouges.
1:01:50 Donc tous ces phénomènes photographiés quand on les qualifie de Sprite, on devrait déjà spécifier, ce sont des esprits rouges. Et pourquoi on prend le nom de Farfadet? parce que il faut savoir que parmi les premiers, si ce n'est le premier au monde à les avoir documentés, c'est Camille Flammarion. C'est un français et les j'ai certains moi collègues j'entends parfois qui travaillent sur ces phénomène et qui disent et d'ailleurs c'est une idée reçue. Ils disent "Ah mais on ne peut pas les apercevoir à l'œil nu." Si on peut les apercevoir à l'œil nu dans des conditions très particulières mais vous savez c'est comme c'est comme si vous étiez assise tranquillement bien protégé derrière une terrasse et puis vous regardez un orage lointain. Vous allez vous apercevoir d'une chose, c'est que des éclairs sont très rapides et d'autres sont beaucoup plus lents.
1:02:43 Chacun a une vitesse différente de propagation. Et bien, c'est exactement la même chose que pour les farfadets. Dans de bonnes conditions, vous pouvez vous retrouver. Ça, c'est une des chances qu'on a par exemple dans le lieu où on se trouve. Et les farfadets, on les connaît bien. On a mis au point le réseau d'observation qui on a trouvé un nom tout indiqué, le réseau Farfadets. voilà qui a fêté ses 10 ans en 2025. Donc c'est un réseau international. Alors c'est un réseau Oui. qui est à 80 % national et 20 % à l'international. Donc, ce sont des stations qu'on a conçu, développé, mis au point et qui sont chargés pas que d'observer les farfadets, donc ces phénomènes lumineux, orageux, transitoires de la haute atmosphère et voilà, on a fait énormément de captures parce que pour nous, plutôt que de faire de savants calcul et de grandes mesures, il y a 10 ans quand on l'a lancé, on avait trois questions à la base, trois questions très simples. Vous savez, parfois il faut savoir revenir à la substantifique moelle et la science c'est ça. C'est-à-dire essayer d'avoir de bons résultats avec pas grand-chose. De toute façon, vu les contextes, c'est très difficile d'avoir les financements. Donc autant se débrouiller comme ça. Et les trois questions qui étaient pour nous les plus pertinentes, c'est un est-ce que c'est rare? Alors non, c'est pas rare. on en a capturé énormément. En fait il suffit juste d'orienter les caméras, les systèmes d'observation, les balises farfadées comme on les appelle ou les stations dans la bonne direction. C'est-à-dire où et bien là où on a les orages les plus fréquents. En l'occurrence, on a un certain nombre de stations qui en France sont orientées en direction de la Méditerranée.
1:04:33 Entre Corse et continent, le golfe de Gène et sur la Corse, ce sont des territoires où on a des orages quasiment toute l'année. La deuxième question c'était est-ce que tous les orages en produisent? Ça c'est intéressant comme question. Et là, on s'est aperçu que la plus grande proportion, une écrasante majorité des phénomènes de Farfadet était produit par les orages les plus puissants, les supercellules. Ça c'est très important à comprendre. Et enfin la répartition. Là, on rentre, on rentre, on pousse le portail du ranch de la famille des farfadet. Qu'est-ce qu'on va y trouver? Est-ce qu'on va y trouver autant d'esprits rouges que de halo, de bleu, de bleu géant, d'elf? Et en fait la grande surprise là aussi sur des milliers de captures sur des milliers de captures, on a par exemple que 2 G bleu. Je vais pas vous donner le pourcentage exact mais on est à plus de 99 % d'esprit rouge de Sprite.
1:05:43 Pourquoi? Ça c'est la 4e question. Il va falloir on va s'y coller. Ouais, on vous rvitera quand vous aurez la réponse. comme je le disais dans la littérature où certaines certains chercheurs hein et des gens très pointus mais qui qui peut-être souffrent un petit peu d'un manque de terrain en tout cas pour s'y confronter disent parfois mais on ne peut pas les voir, c'est trop rapide. Ça c'est sur le calcul et le factuel ce qui n'est pas le cas dans la réalité. En revanche, vous aurez beaucoup de mal à l'œil nu à percevoir la couleur parce que la rapidité fait que par rapport à la capacité observationnelle de l'œil, vous verrez ça plus comme un comme un Je me souviens je me souviens il y avait un orage sur le le centre Val-de Loire donc qui était qui était assez proche parce que pour observer les farfadets, faut être très loin. OK.
1:06:47 Faut pas être sous l'orage. Pas bon. Et ça c'est ça c'est c'est magique parce que vous êtes là, vous avez des instrumentations qui sont posées, vous avez un ciel magnifiquement étoilé et très loin à l'horizon, de temps en temps, vous apercevez le flash d'un éclair puissant et là vous avez le matériel qui tourne et c'est comme ça qu'on observe les farfadet. La bonne la bonne marge d'observation c'est entre 230 km. Je vais vous raconter le cas après, mais c'était vraiment le plus proche. Mais en tout cas le plus confortable, c'est entre 300, allez, on va prendre large, entre 250 km et 800 900 km. Ah oui, donc c'est loin. Voilà, du massif central, la station Farfadé. En fait, dans le Cantal, on a deux stations Farfadé. On peut faire des images qui sont qui sont dans la plaine du pot ou sur la Corse sans aucun problème. Et c'est là d'ailleurs que ça donne le meilleur résultat. Mais voilà et donc j'en reviens à mon à mon cas de tout à l'heure, on avait ceage qui était enfin proche et très loin en même temps à 230 km et un moment on était donc dans le noir complet là. Voilà voilà voilà un des autres avantages de du Cantal. H on a aperçu la lueur d'un éclair qui devait sans doute être fort puissant.
1:08:03 Et au-dessus, on a vu ce plumeau qui est monté blanc blanc métallique, presque argenté, très très fugace. Et on s'est dit "Mais est-ce qu'on rêve?" Et puis là sur les appareils sont apparus et cetera les données et l'image l'image où on avait un magnifique donc esprit rouge qui s'était manifesté et qu'on avait vu à l'œil nu mais sans la couleur parce qu'encore une fois la rapidité est telle que la colorimétrie ne sera pas mise en avant par l'œil. Et alors les farfadets on les explique bien aujourd'hui? Enfin, vous puisque vous êtes le spécialiste, vous les expliquez bien avec le labo. Non non, mais ce sont des ce sont des phénomènes justement qui sont produits par les très hautes énergies, par l'ionisation, par c'est tout c'est tous ces phénomènes qui sont liés, on peut les englober plus largement dans ce qu'on appelle les phénomènes photonucléaires de la foudre et des orages, mais c'est plus ou moins la même la le même type de phénomène que les aurores.
1:08:58 Ça se rejoint. D'ailleurs, la colorétrie des farfad joue aussi en fonction de l'altitude et par rapport aux valeurs, on en observe parfois qui ont des dimensions plus grande que ce que l'on peut forcément lire. On dit souvent, c'est jusqu'à 90 km d'altitude, ça je vous l'ai dit tout à l'heure, mais on peut monter à des altitudes plus élevées. Pas toujours, mais il y a toujours l'exception qui confirme la règle. Raymond Picolli, quels sont les cas que vous connaissez ou vous n'avez pas su dire si c'était des phénomènes non conventionnels? ou des pans, il y en a plein et heureusement. Ça représente combien de pourcentage de vos de vos cas d'études? Alors, on va prendre on va prendre l'année écoulée 2025 si vous voulez bien. Ce sera peut-être pas une année témoin forcément, mais en tout cas ça vaudra pour l'année dernière. sur l'année 2025, en interne au laboratoire, on a reçu au niveau de la foudre en boule, on a reçu 54 témoignages.
1:10:01 Mais attention, quand je dis 54 témoignages, une partie sont des témoignages anciens. C'est quelqu'un qui a croisé la route du laboratoire sur l'autoroute du web et qui a vu euh rapport observation foudre qui a cliqué et qui s'est dit "Mais ces gens récoltent mon observation donc je vais raconter ce que j'ai vu il y a 40 ans ou il y a 10 ans ou il y a 5 mois ou quelqu'un qui nous connaît déjà et qui va dire ben spontanément je témoigne et là c'est plus frais." Alors attention là-dessus, la temporalité ne joue pas forcément. Si c'est quelqu'un qui a fait juste une observation visuelle il y a 40 ans et qui vous ressort le texte qu'il a écrit il y a 40 ans pour raconter son observation et qui dormait dans un tiroir, elle est aussi fraîche que s'il l'avait vu. En revanche, si quelqu'un vous dit "Ben voilà, j'ai vu cette foudre en boule, elle est rentrée, elle a fait un trou dans le mur." Oui. "Il y a 40 ans." Et vous habitez au même endroit? Oui. Et depuis bah j'ai changé quatre fois de tapisserie et trois fois de peinture.
1:11:05 Donc là, on va dire c'est complètement bâché pour une investigation matériel mais on peut quand même documenter le cas. Donc on a à peu près à peu près un cas d'observation sur 20 où l'on peut aller récolter des éléments factuels matériels sur le terrain parce que le cas est frais et c'est quelqu'un qui a entendu parler de nous qui nous connaît ou alors qui s'est adressé au GEIPAN. ça peut arriver et le GEIPAN si vraiment c'est caractérisé que c'était durant un orage va nous les renvoyer. C'est possible aussi. Mais voilà, c'est à peu près ça le ratio. Ensuite, les cas qu'on explique quand on va sortir du champ de la foudre en boule, en tout cas, on peut déjà dire "Oui, c'est foudre en boule. Oui, c'est supposé foudre en boule où clairement le comportement et le le factuel, c'est-à-dire le descriptif de l'observation fait que c'est déjà de facto en dehors du champ de la [__] enboule. Par exemple, si vous avez une sphère lumineuse qui se promène au niveau atmosphérique. Atmosphérique, ça commence à dès que ça touche plus le sol, on est d'accord? qui que vous voyez à je sais pas à 10 15 m d'altitude qui est immobile, qui tout à coup se met à bouger, qui s'arrête, ça c'est pas problématique, ça peut être compatible mais dont la trajectoire est très rectile. Là elle fait un angle droit, elle monte, elle refait un angle droit, elle redescend. Ça y est, c'est fini. C'est éjection immédiate de la classification foudre et phénomène de foudre globulaire associé et tout ce que vous voulez.
1:12:39 Et là, on rentre quand même dans le dans le phénomène pain parce que faut pas oublier que même si la foudre en boule est le seul naturel qu'on connaisse, elle est elle voyage, elle est soumise au flux d'aérologie, au flux d'électrons, bref à tout un tas de phénomènes physiques qui se produisent et qu'on connaît. Donc quand ça commence à faire des angles droits, c'est beaucoup plus problématique. Vous avez rarement vu si vous jetez une canette dans une poubelle qui est très loin, qu'elle parte tout à fait rectiligne et qu'elle fasse un angle droit pour tomber dans la poubelle ou là vous allez vous dire il s'est passé quelque chose que je ne connais pas et qui m'échappe. Inexpliqué. C'est exactement le même procédé si vous voulez. Donc. Après après là où il y a des pas des confusions, on peut pas appeler ça une confusion mais quand des gens viennent, on a des gens qui viennent pardon et qui vous disent d'entré ce que j'ai vu est bizarre mais ça doit être de la foudre en boule. Là c'est la partie je m'auto de ce que j'ai vu.
1:13:41 Et dans ce cas-là, on s'aperçoit que de temps en temps, c'est effectivement un phénomène associé à la foudre en boule mais parfois ça ne l'est pas. Et là, on les invite à aller se manifester parce que on ne le fait pas nous-même. C'est là personne qui doit entreprendre cette démarche qui est très personnelle. On leur dit "Voilà, allez voir nos camarades du GEIPAN et manifestez-vous si vous le voulez bien évidemment." Et par exemple sur 2025, vous avez envoyé combien de personnes enfin inviter combien de personnes à aller au GEIPAN? Trois. Donc sur trois cas. OK. Donc vous avez trois cas où vous dites ça c'est pas ah d'entrée d'entrée c'était pas de la foudre en boule. Ouais. Et à contrario, on a des gens qui viennent nous trouver pour nous parler des pains mais qui ne veulent pas forcément témoigner de manière on va dire étatique et officielle.
1:14:33 Voilà, nous on récolte beaucoup de cas issus du milieu aéronautique. On a un très gros capital confiance dans le milieu aéronautique parce qu'on a un protocole qui est hyper strict. Je dis pas que les autres ne le sont pas, ce sont des gens qui sont extrêmement pointus et très soucieux de de l'anonymat. Mais il y a peut-être encore, même si les choses ont changé, hein, il faut être très clair. Et la communication d'ailleurs du GEIPAN ou même de la de la commission Sigma 2, là aussi où j'ai l'honneur de d'être présent, euh et bien il y a il y a vraiment un encouragement à tout cela et puis et puis strict et neutralité et anonymat, mais par réflexe. Les réflexes c'est dur quand c'est quand c'est bien ancré. Et bien, on a des gens du milieu aéronautique qui soi civil ou pire.
1:15:21 militaire qui viennent nous trouver en disant ben voilà, c'est au moins pour pouvoir parler. Hm. C'est pour dire voilà, j'ai vu tel truc. En gros, c'est ça, j'ai vu tel truc. C'est brut, c'est Et qu'est-ce que qu'est-ce que vous en pensez? Quoi? Qu'est-ce que à votre avis? Est-ce que est-ce que quand même ça peut pas être un phénomène d'électricité atmosphérique ou associé à la foudre en boule et cetera? Et parfois, ben on sait que clairement c'est non, mais par contre, on le documente quand même, on le prend, on l'enregistre et puis voilà. et ça reste dans nos cartons. Alors, on pourrait dire ça va dormir dans des cartons et ça ne servira jamais. Non, c'est très égoïste. Mais ça nous sert déjà pour nous en interne parce que on affine les connaissances, on documente mieux les connaissances, on décompose les phénomènes en colorimétrie, en comportement, en attitude, en éventuelle interaction. Bref, tout un tas de données. Encore une fois, on retombe sur ce sur cette vision des choses qui fait que au plus on a de renseignement et de documents sur un phénomène, c'est pas qu'on pourra mieux le connaître, mais en tout cas mieux le caractériser dans ces grandes lignes. Faut pas être trop prétentieux là-dessus.
1:16:36 Est-ce que recevoir ces témoignages là de personnes qui ont vu des pans des phénomènes donc des phénomènes aérospatiaux non identifiés? Ça vous a vous aussi personnellement perturbé? Est-ce que ça a fait voler votre vision sur ces sujets-là? Est-ce que ça a fait bouger vos convictions? Non. Non parce qu'en fait j'ai été jeté dedans dès le début. au bout de trois décennies de travail sur ces domaines là, en fait, si au plus loin que que ma mémoire remonte, la deuxième personne que j'ai reçu pour me parler de la foudre en boule, c'était un pan. Donc j'ai j'ai pas eu de période de dorée où je me suis dit "Ça y est, mes convictions s'ébran là." Voilà, tout simplement. Et en plus, c'était un cas mais alors bien et bien documenté et pas d'ambiguité possible. Je veux dire, c'était quoi? C'était c'était un phénomène de C'était un phénomène visuel avec des interactions au niveau électrique euh au niveau électrique et au niveau moteur et au niveau moteur donc avec quatre personnes. Et quand on est venu me raconter ça, parce que dans l'esprit de ces personnes, le fait que ça ait pu couper le moteur de la voiture et provoquer alors quand on dit la destruction, la mise en panne, rien n' explosé mais la mise en panne de matériel électrique à bord du véhicule dont un poste de radio qui dont les condensateurs avaient carrément en fait explosé à l'intérieur. Pour eux, c'était presque naturel de penser que c'était lié à un phénomène électrique atmosphérique. Oui. Oui.
1:18:30 Encore, il y avait quelque chose, ils ont vu quelque chose, une sphère ou Oui, ils ont vu ils ont vu quelque chose dans un champ qui était à une centaine de mètres de grands diamètre. C'était quelque chose qui mesurait d'après eux entre 3 et 4 m de diamètre. mais qui n'avait qui ne correspondait pas à la forme on va dire classique d'un phénomène lié à l'orage par une très belle nuée étoilée. C'était plutôt c'était plutôt de forme allongée. Et le comportement ça s'est pas approché d'eux mais c'est monté verticalement et c'est parti et ça a disparu dans le ciel. En fait, ça a disparu à très grande vitesse. Donc on n'est pas on n'est pas et à angle droit. Donc quand quand vous êtes déjà accoutumé aux orages, que vous avez un passif ou où vous œuvrer dans le giron du monde de l'astronomie, moi à la base, bon j'ai travaillé sur la détection des petits corps du système solaire avec des instruments qui maintenant sentent bon la naftaline. J'ai j'ai connu des instruments merveilleux tels qu'un astrographe double. J'ai travaillé un petit peu dans la radioastronomie. Bref, c'est surtout dans l'instrumentation et l'observation. Mais voilà et déjà quand on travaille dans le domaine de l'astronomie, les limites sont largement reculées dans la conception du monde. En fait, quand on quand on commence à travailler sur le ciel, on n'est plus tout à fait dans le même monde parce que Non, mais c'est pas péjoratif ce que je dis, c'est vraiment dans la notion beaucoup d'actes de la vie quotidienne prennent une saveur beaucoup plus relative.
1:20:10 Les ennuis du quotidien sont toujours plus légers quand on travaille sur le ciel parce que parce que on a plus de facilité pour se vider l'esprit, parce qu'on voit des choses qui constamment nous ramènent à la réalité. C'est quoi la réalité? C'est bah c'est la beauté du monde. C'est c'est la beauté de la nature, c'est plein plein de choses. Et donc quand vous prenez un témoignage comme ça, vous dites "Bon, OK, là il y a du factuel, il y a il y a les éléments matériels et cetera." C'est pas une question de savoir si c'est vrai ou pas vrai, c'est qu'il s'est bien passé quelque chose. Et quand vous faites les mesures pour savoir comment ça ça ça se produit, vous voyez bien que vous tombez sur voilà, il s'est passé quelque chose et puis après ça arrive en boucle, ça arrive et puis les gens arrivent et puis ils témoignent et puis quand on travaille dessus, vous êtes confronté à tout un tas de cas scientifiques et puis documentés et puis bah vous dites que malgré vous, si vous voulez vraiment travailler sur la foudre en boule, vous êtes obligé de travailler également sur les ovnis parce que vous devez pouvoir séparer l'un de l'autre. Et là, vous apercevez à quel point les témoins des deux types d'observation sont similaires. À quel point leur réaction, leur vécu, leurs préoccupations, leurs sidération sont souvent très similaires.
1:21:31 Et bien justement, Raymond, vous me permettez de transiter vers une question sur les personnes qui ont été fulgurées, foudroyées. Vous nous avez expliqué en off la différence entre les deux et les personnes qui ont vu des choses donc foudre en boule ou pan qui peuvent avoir des séquelles neuropsychologiques assez fortes. est-ce que vous pourriez nous emmener sur ce que dit justement la littérature un peu médicale sur les effets neurologiques de la foudre? Oui. Alors, tout en étant pas médecin, loin de là, ce que je peux dire, c'est que je vais me borner à vous parler de cas de terrain. Encore une fois, j'aime bien ramener les choses au terrain. C'est-à-dire que alors au laboratoire, ça fait très longtemps que l'on écoute quand même les personnes fulgurées. Donc, je vais quand même le repréciser. Une personne foudroyée est une personne décédée. Une personne fulgurée est une personne qui a été blessée par la foudre. Et ça c'est important, quel que soit son état, on peut aller du simple choc nerveux, ce qu'on appelle le choc nerveux, une très grande peur. Ouais. J'ai eu vu, et je le racontais en off, une personne qui a déclenché une belle jaunisse avec une grande peur jusqu'à des dégâts corporels, neurologiques, cardiologiqu. Voilà, le spectre est est immense en fait. Des dégâts mécaniques également, on l'oublie trop souvent, mais la foudre peut provoquer des dégâts mécaniques importants dans le corps, y compris par exemple des membres brisés et parfois sectionnés en petites portions. Voilà, par exemple, vous pouvez avoir un tibia ou un peroné qui va être cassé en plusieurs morceaux à l'intérieur d'une jambe qui extérieurement ne va pas être forcément trop endommagé. Et puis parfois dans certains cas, même l'arrachage de membres, ça peut arriver.
1:23:37 Voilà. Donc le panel, il est extrêmement vaste et comme rien, il y a des gens qui sont traversés. On ne ressort jamais totalement indemme de la foudre. Quand je dis ça totalement indemme, c'est pas pour créer des inquiétudes ou des préoccupations, mais ce que je veux dire, c'est que quelqu'un qui n'a rien eu et qui s'est trouvé proche d'un impact de foudre, croyez-moi, généralement ça ne lui arrive qu'une fois. Il fait ce qu'il faut après pour pas se retrouver dans la même situation. Donc quelque part, il n'en ressort pas complètement indem non plus. Mais donc le spectre, il est très large. On a des personnes qui ont été pris de de sommeil très prononcé. Donc une hypersomie d'hypersomnie. Tout à fait d'hypersomnie. On a des pertes de mémoire. Là on va se contenter au niveau neurologique et cognitif des pertes de repères, des changements de pigmentation de la peau. Ça peut arriver. Là, je vous prends des cas qu'on qu'on a eu. C'est pas des c'est pas des règles, c'est des cas, je vous prends un florilège de de cas que l'on a traité, de ce qui peut arriver et qui nous ont été soumis, qu'on a eu ou qu'on a directement investigué. voilà, c'est des choses comme ça. C'est des changements hormonaux. C'est des changements qui dit changements hormonaux dit parfois aussi donc changement d'attitude. Ouais. On peut trouver des cas de il y a 2 oui il y a 2 ans, j'ai j'ai encore l'épouse d'un monsieur qui a été fulguré, qui était un monsieur qui était extrêmement jovial, très énergique et cetera, un retraité et qui depuis est devenu un monsieur qui parle beaucoup moins, qui est très taciturne, qui mais qui n'est plus le même. Et elle m'a appelé pour me dire voilà et enfin juste pour parler juste pour parler. Ce qui nous a poussé d'ailleurs après tant d'années, c'est pas qu'on y avait jamais pensé, mais il faut il faut parfois trouver les personnes qualifiées. Alors, ça n'a rien de médical, ça faut bien on n'est pas du tout dans le médical nous et puis on a on n pas on en a ni le droit, ni les qualifications, ni rien. Mais en tout cas, on a monté une cellule qui est assez unique, qui est très récente, qui a été inaugurée début de l'année 2026, qui s'appelle la cellule écoute fulguré dont la petite Maxime est renaître après l'orage. C'est-à-dire que là où les médecins font le travail exceptionnel de soigner les kéraunopathologies, donc keraunos, la foudre, les pathologies liées à la foudre, et bien pour les personnes qui souhaitent simplement en parler parce que on a des personnes qui encore une fois suite à l'événement on n'ont pas tout intégré. C'est-à-dire que quand on est suffisamment proche de la zone d'impact, on peut très bien avoir des personnes fulgurées qui n'ont ni entendu le bruit de l'impact, ni même perçu la lueur de l'éclair. Pour tout un tas de considérations physiques, là non plus, je vais pas rentrer dans le détail, mais ça arrive. Ce qui fait que vous avez la personne qui marche par exemple, qui fait sa rendeu, qui marche en plein champ, qui marche dans la nature, mais peu importe en fait la situation et qui peut-être était en train d'observer l'orage ou qui en a été surpris et se retrouve tout à coup réveiller dans un lit d'hôpital ou en train d'être emmené par le Samu, les pompiers, bref, les services d'urgence et de secours. Et là, qu'est-ce qui s'est passé? C'est un petit peu comme si vous trouvez dehors, vous marchez puis tout à coup vous révez à l'hôpital et il y a pas de bruit, il y a pas de lumière, bref sur un claquement de doigt. Donc là, les médecins vont apporter toute la réponse médicale et c'est leur job. Et puis pour les personnes qui le souhaitent et bien c'est d'avoir une écoute auprès d'une personne spécialisée qu'on a recruté qui est une personne qui elle est issue en fait du corps médical mais qui s'occupe des personnes déficientes. et il y a beaucoup de similitudes déficientes ou en état de faiblesse ou en état de choc. Et c'est simplement, ça n'a aucune prétention mais c'est simplement une cellule d'écoute. Et nous en tant que scientifique derrière, on a déjà eu l'expérimentation ce qui ce qui nous vaut parfois des moments un peu émouvants. H j'imagine quand quelqu'un nous dit "Ben voilà les médecins ont fait un super boulot, ils m'ont réparé mais je sais toujours pas quel mot mettre et comment ça s'est produit." Et là, on leur explique avec tout un processus et puis avec des éléments factuels de terrain, on leur dit "Bah voilà, la foudre a frappé ici et il s'est passé ça et vous avez été frappé par tel phénomène qui a produit telle chose. Vous n'avez pas entendu le bruit pour telle raison et cetera et cetera." Et ça permet de boucher modestement les petites cases qui manquent parce que quand on prend conscience de ce qui vous est arrivé, de ce qui est arrivé, quand on prend conscience des phénomènes possibles et qui se sont déroulés, vous avez des mots à mettre dessus et vous avez les petits morceaux d'histoire qui manquent à remettre. C'est tout. C'est donc très modeste mais c'est ça. Et j'étais très heureux hier. J'ai j'ai envoyé justement un message à une dame qui est dans le département du Var et dont dont dont l'époux a malheureusement été elle était là, donc elle a été fulgurée quelque part. lui a été tué par la foudre, il a été foudroyé et elle était très heureuse très heureuse que ça y est quelque chose comme ça puisse exister. C'est un simple groupe de parole vous savez. y compris j'ai rencontré des fulgurés qui avaient été mis au banc de leur famille parce qu'on ne les croyait pas.
1:29:14 Donc il y a quand même une sorte de tabou et de rejet sur ce sujet-là encore aujourd'hui. Certains cas. Oui. J'ai en mémoire il y a quelques années une dame qui m'appelle un peu paniqué et qui me dit voilà je vous appelle je suis à l'hôpital. Voilà, je viens d'être amené à l'hôpital il y a trois qu4 d'heure. Il y avait de l'orage, il y a eu une explosion formidable et là de la cheminée est sortie une sphère qui est venue et j'ai eu l'impression qu'elle me frappait et puis et puis. Et puis je me suis réveillé dans l'ambulance avec mon mari à côté qui me tenait la main et là personne me croit. On lui a dit qu'elle avait eu une hallucination. On lui a dit qu'elle avait peut-être eu dû à l'orage qu'elle avait reçu une décharge électrique X ou Y. Et en fait en fait quand j'ai eu le médecin au téléphone, il a bien voulu accepter de parler. Je lui dis "Mais monsieur, vous avez affaire à un phénomène de foudre globulaire." Ce que cette dame me décrit et la manière dont ça se décrit. Et en plus entre-temps, on avait réussi à avoir la photo, la merci des smartphones de la vitre du foyer fermé de la cheminée. donc on a vu les dégâts, on a vu ce qui s'était plus ou moins passé et puis. Et ben le médecin était surpris parce que c'est pas qu'il avait jamais entendu parler de ça, mais il pensait que c'était une fable. On a encore en 2026 alors au niveau de la population et du grand public, c'est il y a aucun problème, c'est totalement pardonnable mais au niveau de de c il y a encore des scientifiques qui vous disent "Oh, vous savez mais c'est comme pour les pains.
1:30:55 Regardez encore une fois un autre crossover. On va invoquer la bouteille un peu légère. Ouis. On va invoquer l'idée de se croyez-moi que quelqu'un qui est à l'hôpital, il a pas l'idée de se faire briller ou de ou de se mettre en avant. Et là, il a suffi que nous pour le fait l'argument d'autorité à jouer, on lui a dit voilà oui, ça existe. Oui, cette dame a probablement été euh frappée par ça. enfin frappé en tout cas fulgurée. Il a dû avoir d'autres effets, hein. On l'a su après mais parce qu'on est allé investiguer sur le cas. Mais voilà. Et pour la prise en compte, pour la prise en charge, pour l'écoute de la personne, ça change quand on vous prend pour un zinzin ou qu'on vous écoute simplement poliment. Ça joue ça ça change beaucoup de choses même. Avez-vous déjà eu des cas de personnes fulgurées qui ont eu le sentiment d'avoir des capacités nouvelles après? Alors nous au laboratoire, on en a jamais récolté.
1:32:03 D'accord. Alors non, là je vous dis une petite bêtise. On a eu le cas quand même d'une dame qui euh Mais là, est-ce que c'était du mesurable, du non mesurable, du subjectif ou non? Elle avait quand même tendance, mais ça il fallait voir avant aussi, elle avait quand même tendance à abîmer pas mal de petits objets électroniques. Alors attention, on va sortir de l'idée parfois répandue accumulation d'électricité et tout ça. C'est pas du tout ça dont il s'agit mais voilà et elle nous avait décrit ça. Mais ça se borne à sa description et peut-être que cette dame y faisait moins attention avant. Vous savez, on a tous quelqu'un qu'on connaît qui pour des raisons X ou Y ne tolère pas une montre, ne tolère pas ceci ou des gens qui prennent le meilleur des parfums et qui sur leur corps et c'est chimique et bien le parfum ne tient pas ou sent moins bon ou provoque des allergies ou et cetera. On est tous très différents là-dessus. Donc là, je peux pas vous donner beaucoup d'éléments. En revanche, à l'étranger, oui, les Américains ont documenté des cas, les Japonais aussi. On a eu des cas par exemple de personnes qui s'étaient mis à rêver dans d'autres langues, dans une autre langue, peu importe la langue, mais par exemple la personne avait avait l'anglais comme langue native et elle se mettait là là je je n'ai pas le cas spécifique en tête, mais imaginons, elle se disait "Bah voilà, je rêve en allemand." Elle ne parle pas l'allemand mais elle rêvait en allemand et elle ne se comprenait même pas elle-même dans le rêve. Mais comme vérifier que son allemand était fluent.
1:33:40 Voilà. Donc on a eu des choses comme ça. On a eu on a eu si on a eu c'était au Canada, on a eu donc euh on a eu un monsieur qui avait une qui avait une paralysie donc au canal carpien et qui a été fulguré et qui rebougeait remarquablement bien les deux doigts. Après. Donc il y avait eu des petites reconductions nerveuses qui avaient été fait. Mais là il y a rien de surprenant. Ça peut arriver même dans certains actes chirurgicaux. Oui, mais ça médicalement on l'explique, les médecins l'expliquent très bien que le réseau nerveux peut à des moments se retrouver stimulé, voir même reprendre le réseau nerveux peut se recréer dans certaines situations. Alors là, on est en dehors de notre domaine parce que je ne vous fais que du col porté. Mais oui, il y a certains cas. Et après, il y a tout ce qui n'est pas documenté et qui tout le monde ne vient pas rapporter ce qui lui est arrivé. Mais comme pour encore une fois les pains et vous voyez que depuis le début de l'émission, on narrive pas à se défaire de la mixité entre les deux domaines.
1:34:44 On connaît dans le cas des personnes qui ont été fulgurées ce qu'on appelle les figures de Lichtenberg, si je le prononce bien, c'est-à-dire des espèces de marques qui apparaissent sur la peau après avoir été fulguré. C'est quoi exactement Rond? Déjà à l'époque romaine, ça faisait très peur parce qu'on a l'impression que c'est la reproduction de l'éclair ou de la foudre sur le corps. Donc ça c'est la propagation du courant de la partie électrique de la foudre sur les couches supérieures et moyennes de du derme et de l'épiderme. on pas forcément sur un être vivant. Oui. sur des parapets barrage, sur des surfaces bétonnées, on peut tout à fait avoir des figures de l'tenberg qui vont produire dans un sol riche en silice donc du sable, par exemple, les fameuses fulgurites où là aussi il y a il y a tout un passif historique extrêmement intéressant à aborder. Mais si on en revient aux figures de Lichtenberg, c'est tout simplement ça. C'est la preuve formelle que un courant électrique de très forte intensité a parcouru votre corps. On peut parfois le retrouver sous des personnes alors à ce stade là malheureusement décédé la plupart du temps. Parfois il y en a qui survivent simplement électrisé mais des électrocutés sous des lignes à très haute tension ou avec des puissances très importantes. La foudre elle peut produire d'autres choses en terme de marque. Elle peut produire des phénomènes qui avant étaient qualifiés d'images photoélectrique. Qu'est-ce que c'est? Et bien c'est littéralement comme la décalcomanie, comme la photocopie si vous voulez d'objets environnants sur le corps. C'est-à-dire qu'il y a amenez-nous dans des exemples concrets. Des exemples concrets, c'est par exemple, je peux vous citer le cas d'une personne fulgurée. Donc là, on est on est en Italie, on est sur la côte Ligure. C'est un cas que nous avons traité et documenté. Donc quand je dis un cas récent, c'est un cas qui a un tout petit peu plus de 10 ans où un monsieur s'était abrité sous un arbre et en fait l'arbre a été touché par la foudre. Ce monsieur qui se trouvait dessous a été éjecté hein. Il y a eu un effet mécanique, un effet de souffle important. Il a été éjecté à plusieurs mètres, ce qui lui a valu d'ailleurs une fracture du bras. Hm hm. mais au-delà de ça, sur la cuisse donc son pantalon avec une évaporation extrêmement rapide, voire quasi instantané de la sudation, donc de la transpiration et bien a été déchirée en lambeau. Voilà, c'est ça qui l'a produit. Et qu'est-ce qu'il a sur la cuisse? La photocopie, la décalcomanie quasi complète d'un des rameaux de branchage de l'arbre sous lequel il était. Mais on a d'autres types de documentation. Vous savez, c'est un petit peu similaire à ce qu'on appelle les ghosts de Hiroshima ou Nagasaki. Ce sont ces objets où parfois carrément et c'est d'ailleurs assez affreux la silhouette de la personne qui a été décalcomaniée par la bombe sur le devant d'un bâtiment. Ah ouais, sur le mur. Ouais. Dans ce cas-là, on a quoi? Historiquement, il y en a plein. Avant avant c'était très documenté. Maintenant ça maintenant c'est d'ailleurs paradoxal. Allez, je fais encore, j'insiste, je fais encore un crossover avec les pan, avec les OVNIS, mais dans tous les journaux, on lisait le témoignage de telle ou telle ou telle personne sur les ovnis. On en trouvait plein. Il suffit d'aller voir des archives de journaux. On en trouve plein toutes les semaines. Ça a disparu maintenant. et avec la foudre, c'est pareil. On racontait l'histoire du berger qui la semaine dernière avait été touché ici. Là, la maison avait brûlé en allez voir des journaux de il y a il y a encore 50 ans en arrière, vous en trouverez plein et si vous remontez plus loin, c'est encore pire. Donc là, c'est pareil, ça a disparu parce que parce que c'est pas bah ça fait pas le buzz tout simplement et puis parce que ça demande de se documenter un petit peu et d'aller chercher les sources d'information. En tout cas, au niveau des c'est pas parce qu'il y en a moins, on est d'accord? Non non non, on a toujours des choses très intéressantes. mais au niveau des images, on les appelle en fait ce n'est plus les images photoélectrique, ce sont des images he kérauno on retrouve la racine foudre.
1:39:10 Voilà. les images kéraunographiques. Qu'est-ce que l'on a en récent? Qu'est-ce que je peux vous donner? On a aussi un monsieur qui a eu sa montre gousset qui a été en partie décalcomanié sur le bas ventre. Pourra pas changer de marque. Donc là Ah sur le ba vent entre parou ça fait un joli tatouage. Alors la question qu'on me pose parfois c'est est-ce que ça s'en va ou est-ce que ça reste? Et alors alors on a des cas où parfois ça disparaît ça disparaît en quelques jours mais on en a où où ça reste définitivement. Mais est-ce qu'on explique pourquoi? Qu'est-ce qui se passe? Vous sauriez nous dire en vulgarisant il y a il y a il y a il y a différents phénomènes physico-chimiques qui se passent. il y a une projection qui est de à un certains phénomènes. Ça me rappelle un petit peu un cas qu'on a eu qui a été travaillé par en collaboration avec nos amis américains où on a un monsieur qui a perdu la vue peu à peu après un foudroement relativement proche et là on s'est aperçu qu'en fait son œil avait été atteint par une dose massive de rayonnement X. Donc vous voyez, on est très loin de tout comprendre, on est très loin de tout expliquer mais alors vraiment loin en fait. Et on a toujours les cas, on a le commun et le hors du commun, la limite est toujours très ténue.
1:40:35 Ça donne quand même le sentiment que le hors du commun arrive très régulièrement sur un phénomène qui est aussi courant. Ça semble paradoxal. Ouais, mais il suffit de vous pouvez faire l'expérience vous-même, interroger des gens autour de vous et posz-leur la question. Alors, on est dans une vie différente maintenant. C'est sûr que vous allez demander ça à 10 personnes qui vivent au cœur d'une grande ville. Ils pourront peut-être pas vous le dire mais allez faire un tour. Prenez de jours, prenez votre voiture et allez dans des endroits en France où on a encore une forme de de contact avec la nature. Donc il y a plein de départements qui sont splendides. On a un très beau pays où avec où on a des gens allez voir les agriculteurs, allez voir ce qu'il vous raconte, ce que leurs parents leur ont raconté, ce que leurs grands-parents leur ont raconté.
1:41:22 penchez-vous sur la littérature. La les Français étaient les plus en pointe dans le monde pour l'étude de la foudre jusque jusqu'à 20 seconde guerre mondiale. Et vous nous disiez même tout à l'heure en off en pointe aussi sur la formation de nos pompiers sur la prévention et sur le fait d'aller récupérer voir des gens qui ont été fulgurés, foudroyés. Alors nous on collabore on collabore c'est extrêmement homéopathique pour des raisons qui sont non identifiées en fait. C'est simplement quand on commence dans quelque chose on continue là-dedans. Mais nous on collabore très peu avec les sapeurs pompiers mais on collabore au laboratoire depuis depuis cette année deux décennies avec la gendarmerie nationale. Et la France est est est sans doute la seule, on a des éléments en France, certains PGHM, certains groupements de gendarmerie où on a là-dedans des militaires qui ont été formés en tout cas à l'acculturation, à la gestion du risque foudre en milieu opérationnel. Ça veut dire que tel ou tel mode opératoire sous-orage ne doit pas être forcément le même. C'est aussi la manière de se comporter en intervention sous orage parce que ce sont des gens qui en particulier dans les PGHM et c'est ce qui fait euh la force de cette institution de l'institution gendarmerie, c'est que là il y a pas de questions à se poser. C'estàd que quand quelqu'un est en danger ils y vont. Oui. Et puis on pense au randonneur ou à la randonneuse qui est voilà coincée en haute altitude avec un orage. Bon, c'est ça qui est coincé voir pire la personne fulgurée. Et là ben il faut lui porter secours. Et quand ces gens-là connaissent mieux, que ce soit les équipages, le personnel navigant, donc pilote, mécano, hélico, ou les membres du PGHM, parce que parfois l'hélico, c'est pas toujours la solution, ça dépendra des conditions météorologiques, ça dépendra de l'accès et cetera. les gens qui y vont, en tout cas, les équipes qui y vont, quand ils en savent un peu plus par rapport aux orages, au mieux ils se portent. Et en ça, c'est une très grande force parce que oui, l'institution gendarmerie en France a eu a eu comment dirais-je la volonté aussi d'utiliser nos compétences et je vous le dis depuis deux décennies cette année en 2026. C'est aussi le cas par contre pour des enquêtes pour certaines enquêtes dans le volet judiciaire. D'accord. Bon, on fait appel la foudre. Oui, parce que la foudre dans ces cas-là peut montrer ses particularités. La foudre peut très bien frapper aujourd'hui sur ou proche d'un bâtiment ou en forêt et le feu peut très bien éclore quelques heures voire quelques jours plus tard.
1:44:13 Là aussi, suite à tout un tas de modifications physico-chimiques, y compris dans les matériaux, suite à la combustion de gaz résiduel présent dans les matériaux, enfin bref, de tout un tas de vecteurs qui font que on va dire qu'une expertise classique ne pourra pas mettre en évidence parce que qui va faire le rapprochement entre l'orage d' 3 jours et l'incendie qui est sorti aujourd'hui ou par altération des matériaux. Donc dans ce cas-là, on nous appelle pour innocenter ou pour corroborer la personne qu'on a accusé à tort d'avoir Alors, c'est plus rare quand s'il s'agit de personne, mais en tout cas, c'est quand il y a des des foudroimements spécifiques ou alors quand il y a des foudroements avec atteinte de personnes, ça peut arriver. Si jamais il y a un foudroiment qui blesse plusieurs personnes, il y a il y a il y a automatiquement un volet judiciaire qui est ouvert. Voilà, c'est tout à fait normal. Et dans ce cas-là, on peut être amené à nous saisir. Ça peut être de la simple levée de doute qui commence par "Est-ce que vous pouvez vraiment nous confirmer si ce jour-là il y a de l'orage ou pas?" Puis on commence à discuter, c'est-à-dire est-ce que ça peut se produire ou pas? Et après là, on travaille mais c'est dans un cadre qui est extrêmement officiel, donc sous le biais de réquisition. H Et d'ailleurs, ça me fait penser, vous parliez de feu qui peut se déclencher plusieurs jours après le passage de la foudre.
1:45:27 Est-ce qu'il y a des phénomènes qu'on ne comprend toujours pas dans l'impact de la foudre sur le sol? Vous parliez tout à l'heure des fulgurites. est-ce qu'il y a d'autres Mais est-ce qu'il y a des phénomènes qu'on vraiment qui sont très inexpliqués encore pour vous aujourd'hui? Alors très inexpliqué, on va dire que il y en a qui sont bien expliqués. Il y a eu beaucoup de progrès quand même ces deux dernières décennies dans tous les domaines. Et c'est pour ça que nous notre travail de terrain est très intéressant. Mais j'ai des collègues qui eux ne sont que des purs théoriciens et il faut pas négliger ce travail là. Je parle pas dans le cadre du laboratoire. Nous, on travaille pas sur ces domaines-là, mais j'ai des collègues qui sont des théoriciens de la foudre, des hautes tensions, des physiques de l'atmosphère qui sont des gens certes qui ne vont pas sur le terrain, mais sans eux on pourrait pas non plus correctement travailler. Ils apportent une grande pierre à l'édifice. En revanche, il y a souvent une il y a souvent des différences fondamentales entre ce qui est théorisé et ce qui est vérifié.
1:46:27 On en revient à ce qu'on disait On revient à ce qu'on disait au départ. Et oui, il y a des choses qu'on explique très bien. Il y en a d'autres on se doute que et puis il y en a d'autres, faut être très clair, on est complètement largué. Sur quoi? Par exemple, vous avez des caves au concrets que vous Ouais. sur des transports d'objets par exemple. Allô? Ouais. sur des transports d'objets. Quand on dit des transports d'objets, nous dans notre jargon, ça veut dire que des objets ont été déplacés ou des personnes déplacées sans qu'elles aient senti déplacement et sans que les objets soient tombés à terre. Moi, j'ai toujours le souvenir de d'un impact de foudre et entre le moment de l'incident et le moment où les constats ont été faits sur place, il y a pas quelqu'un qui s'est amusé avec un lève palette à les déplacer, mais c'était une palette en fait de parpin de parpin qui a bougé qui a bougé de 4 m à peu près. Enfin, on n'est pas tout à fait sur 4 m mais quasiment 4 m. Donc certains parpins étaient tombés à terre, étaient tombés à terre. Ça avait un peu bougé mais ils étaient tous plus ou moins en place. Et là vous dites "Mais comment la palette?" Voilà et ça on l'a historiquement. On l'a historiquement.
1:47:36 On a tout un tas de transports comme ça. On a des personnes là je peux vous donner en témoignage un foudroiment l'année dernière. un foudroiment donc sans foudre en boule, foudroiment sur une maison. Les gens étaient à table et h personnes à table. Alors là, ça leur a coupé quand même l'appétit. Mais ça a bien claqué sur la maison avec un début d'incendie. Et là, une des personnes qui était à l'extrémité de la table, elle s'est retrouvée pratiquement dans le couloir d'entrée à 2 m sur sa chaise avec un des pieds qui était quasiment cassé mais qui tenait encore de guingois. Alors, vous pouvez vous dire les huit personnes, elles mentent. Oui, mais là, non. Clairement, on fait confiance. On fait confiance parce que il y a tout un volet aussi avant avant de récolter le témoignage de ces personnes, on leur demande en première phase de parler de leur émotionnel. H pour bien prendre en compte le témoignage, faut tenir compte de l'émotionnel du témoin. Ça c'est très important. Et puis dans la littérature scientifique, vous avez de nombreuses références à ces fameux transports d'objets. Ça et ça, on ne l'explique pas vraiment. Non, pas vraiment non. et dont on soulevait déjà la question lors des séances ouvertes de l'Académie des Sciences. Hm hm. Dans d'autres temps, tout à l'heure, vous avez parlé d'énergie enfin vous avez utilisé le mot énergie raymon et ça m'a fait penser à une question que j'avais envie de vous poser.
1:49:07 Pensez-vous qu'on serait un jour capable de produire de l'énergie grâce aux orages? L'idée est toujours de la récupérer. Hm hm. un bon sujet à aborder quand vous voulez récolter du financement parce qu'ils vont le croire. Voilà. Non, c'est un petit peu c'est un petit peu ce serait déjà très prétentieux. Et puis je pense que vous l'avez compris, la foudre, elle est là aussi pour réguler les champs électriques, électrostatiques terrestres. Elle est notre premier allié dans le maintien, un des premiers alliés en tout cas dans le maintien de toute forme de vie sur terre. Donc voilà, ce serait énormément compliqué. Il y a la les questions de stockage. Alors, on parle toujours dans certains dans certains ouvrages, vous lisez que un éclair est tout juste un éclair moyen en tout cas est tout juste bon à alimenter une ampoule pendant quelques secondes voire quelques minutes ou un rasoir électrique. Ça c'est un petit peu comme les dimensions à la télévision c'est ou les stades de football ou les piscines olympiques.
1:50:18 On s'écarte jamais de ça. C'est plus simple à comprendre pour tout le monde. Dans la réalité, je peux vous dire que les énergies déployées au niveau du sol dans certains impacts sont d'une puissance absolument considérable. Quand vous avez un maronnier de 25 m de haut qui est brisé et une branche de 800 kg qui part à 600 m du point d'impact. Avec ça, vous faites un peu plus qu'allumer une ampoule pendant quelques minutes. Mais par contre, on a la problématique de capturer alors et de capturer et de stocker éventuellement si c'était possible. encore une fois on s'est à peine recycler des batteries. D'accord. Et comme je dis toujours, alors ça n'est pas à charge, mais avant de s'occuper de savoir si on peut réellement récupérer l'énergie de la foudre, occupons-nous de savoir si on si on arrive vraiment correctement à démonter, à déconstruire, à nettoyer une centrale nucléaire. Je pense que là, il y a déjà du boulot. Raymond Picolli, j'ai une question qui me qui m'est venue en vous entendant parler, c'est pourquoi est-ce que la foudre occupe une place si importante dans la mythologie?
1:51:35 Et bien parce que en fait c'est la hormis les animaux sauvages quand on remonte très loin, on va dire dans la préhistoire, mais quand on remonte à l'histoire ancienne et la mythologie, c'est parce que c'est la crainte du châtiment divin. aussi l'illustration d'une période de la vie de l'être humain où on est passé de la punition ou du châtiment au fait que ces phénomènes soient devenus des phénomènes naturels et qu'il en avait pas forcément après vous. Si votre maison brûlait, c'est pas parce que vous aviez mal honoré tel dieu ou tel déesse, mais plutôt parce que bon, ceci dit, je je suis très mal placé pour le dire puisque ma propre grand-mère implorait Saint-Antoine de Padou. Elle habitait en Iser et en fait, elle implorait Saint-Antoine de Padou. Il y avait quatre maisons. d'ailleurs, la maison d'un voisin avait été touchée par la foudre et elle avait en partie brûlée et elle-même avait dit un jour "Sien que ça marche puisque la foudre n'est jamais tombée sur la maison." Alors, à l'époque, elle disait pas "La foudre est tombée sur la maison, elle disait le tonner n'est pas tombé sur la maison". Non, mais hormis cette anecdote familiale et est et assez tendre et amusante, mais oui, on est passé de cette notion-là. Et les Romains, par exemple, les Romains avaient un protocole particulier envers les personnes ou fulgurées ou foudroyées. On avait on craignait que la foudre ne revienne si on utilisait les effets personnels des personnes touchées. Donc on les enterrait. Les Romains marquaient les endroits où la foudre tombait avec récurrence.
1:53:23 On a une partie des impacts de foudre. Hm. Alors là, pour des raisons qu'on ignore totalement, encore une fois, ça vous illustre à quel point on est loin du compte, mais en tout cas, on le documente et on l'observe. La foudre, elle peut frapper parfois aux mêmes endroits. D'ailleurs, ces décharges, on les appelle des décharges célérates. Elles portent bien long. Ça veut dire qu'on a un certain pourcentage de décharges qui vont toujours et encore une fois je le précise pour des raisons qu'on ignore frapper au même endroit à quelques mètres près. Ça les Romains quand il le remarquaient il mettaient une borne il mettait une borne en pierre et il l'engravait FDC Fulgur Divum Conditum. Alors, selon les Je suis pas un latiniste, mais selon les versions du gafiot, ça signifie ici le feu divin ou la foudre céleste est en ce vl et c'était simplement pour signaler d'une part que c'était un endroit un peu particulier et puis surtout je traduis ça d'une version moderne. Écoute, si tu veux construire ta maison ici, passe ton chemin parce que là, tu vas avoir des soucis. Et j'ai toujours en mémoire cette ferme qu'on était allé voir et qui avait été rénovée par un monsieur qui venait de la banlieu parisienne et qui était ravi de pouvoir rénover cette maison familiale qu'il avait depuis très longtemps parce que ses ses grands-parents étaient partis comme il le disait à l'époque à la capitale et là revenu il rénove la maison et quelques mois après cette maison a été touchée par la foudre et en fait on y va c'était intéressant il y avait eu de gros dégâts. il avait un chauffage au sol et là pour vous dire la le sol carlé des morceaux de carrelage étaient plantés dans les poutres en bois au plafond le sol était monté de 80 cm donc une explosion généralisée tout avait pété dans la maison et j'ai j'ai un des membres de l'équipe qui m'appelle et qui me dit tiens viens voir et en fait la partie grange de la maison la pierre de voûte qui faisait la grange c'était en fait une très vieille pierre, donc une pierre romaine où dessus il était dégravé FDC. Donc sur le secteur, il y avait eu déjà des endroits. Et donc personne comprenait. Donc on n pas tout à fait parlé de ça au départ, mais le monsieur nous dit "Mais je comprends pas, la foudre est tombée. De toute façon, ça s'est produit, elle ne retombera jamais." Et nous on s'est dit il faut quand même qu'on creuse parce que s'il y a s'il y a une stelle FDC qui a été récupérée et retaillée, on va voir avec nos collègues archéologues et effectivement ils nous ont dit que sur le secteur ils ont retrouvé des stell FDC mais que 800 m à l'ouest il y avait deux deux villas romaines. Donc à l'endroit où cette ferme se trouvait, il est peut-être envisagé que les Romains n'avaient pas souhaité construire parce que ils avaient remarqué que il y avait des petits problèmes. Voilà, avec les appointances de du grand patron à l'occurrence pour les Romains Jupiter. Et donc on s'est dit il faut quand même qu'on cherche et historiquement vous ne trouvez pas ces documents là. Donc on est on est allé dans le village et on est allé à ce qu'on appelle nous dans notre jargon le quartier général des services de renseignement du village, c'est-à-dire le bar, le PMU. Alors là, même pas PMU, le bar. Et en fait, on a réussi un petit peu à on a discuté avec des gens et là, il y a un monsieur qui à l'époque était âgé de 86 ans et qui nous dit tout de go "Ah non mais moi ça me surprend pas, quand j'avais 8 ans, je revenais de l'école cette grange, elle avait déjà brûlé parce que comme il le disait, le tonner était tombé dessus.
1:56:51 Donc c'était pas quelque chose de nouveau. Et donc après, il a fallu qu'on dise au monsieur, voilà pour des là c'est on sort du champ scientifique mais on lui a dit "Vous savez monsieur faites-vous installer un système de protection parce qu'il y a des chances quand même que vous ayez peut-être dans le futur de" et là la personne vous regarde en disant "Mais j'ai affaire à des scientifiques ou des Ouais. ou des gens qui lisent la Bonneaventure, mais c'est pourtant voilà basé sur de l'observation historique, sur comment je vais dire sur de l'implantation archéologique et sur des choses qu'on constate sur le terrain. Nous, on a des endroits où on sait que la foudre tombe quasiment systématiquement à chaque orage mais on ne sait pas pourquoi. Non, ce qu'on va vérifier quelque part, alors vous avez toujours des questions quand on pose cette question des gens qui vous disent "Ah mais est-ce que c'est l'inconscient collectif? Mais est-ce qu'il y a du fer dans le sol? Est-ce qu'il y a une source? Est-ce qu'il y a ceci? Est-ce qu'il y a cela Ce que vous vérifiez d'un côté, bah se vérifie pas de l'autre. Et si vous trouvez un point commun, vous dites "Bon bah on commence par là." Mais là, c'est absolument pas le cas. Donc il y a du travail. On a cette chance inestimable, c'est qu'on ne sera jamais au chômage.
1:57:58 Raymond Picolli, est-ce que vous pourriez nous donner trois ouvrages sur ce sujet que vous recommanderiez à notre communauté? Je vais avoir beaucoup de mal. Non pas que des ouvrages trouvent une mauvaise grâce à mes yeux et je n'aurait pas cette prétention, mais en l'occurrence en matière en matière d'orage, en matière de foudre, hormis éventuellement des livres de photographie, il y en a certains qui sont sortis ces dernières années. Je pense que je pense que c'est ce qui sera et le plus digeste et le plus agréable. Et puis si vous avez écouté cette émission et je l'encourage parce que aujourd'hui on a parlé de la foudre grâce à vous, on a parlé des orages, on a parlé de tout un tas de choses, on a parlé des pans, mais on a fait aussi sans s'en rendre compte beaucoup de prévention. Je pense que ce sera un bon complément mais honnêtement, spécifiquement sur les orages, soit c'est trop spécialisé, soit c'est trop abstrait, soit au contraire, je vais être clair, et sans langue de bois, c'est du copiercollé rebâchage avec les mêmes chiffres, les mêmes constantes et vous savez la foudre, elle peut pas faire ceci mais elle peut faire cela. Voilà, c'est tout. Donc je vais vous décevoir sans doute beaucoup mais j'ai pas de livre spécifique à recommander. En matière d'orage et de foudre, allez vous rincer l'œil sur des livres. Il y a beaucoup de livres qui sont sur enfin beaucoup il y a certains livres.
1:59:31 On a des gens dans cette communauté de chasseurs d'orage, de trackurs d'orage avec qui finalement on n' pas de contact pour tout un tas de raisons. parce que c'est vrai que c'est un milieu qui parfois peut s'apparenter à une forme de compétition, à celui ou celle qui va faire la plus belle image. mais qui dit la plus belle image dit parfois notion de danger qui est un peu mise de côté. En tout cas, c'est pas une critique mais. Et de temps en temps, on nous propose, on a des personnes qui font des photos qui viennent nous voir ou qui nous contactent en tout cas et qui nous disent "Voilà, j'ai fait cette photo, elle pourrait vous intéresser?" Alors oui, scientifiquement, elle peut être intéressante parce que même si nous on a nos nos propres médias que l'on collecte et nos propres documents sur le terrain, on a parfois des photos que nous on fera peut-être jamais en 30 ans. Et quand on dit ben voilà, cette photo, on va l'étudier scientifiquement, en tout cas pour en tirer les données scientifiques et c'est là que les choses généralement changent parce que parce qu'en fait c'était une proposition pour nous la vendre. Donc allez voir les beaux, il y a des beaux bouquins qui sont sortis. Un message que vous aimeriez faire passer aux personnes qui s'intéressent à ce sujet. Prudence, prudence, prudence. Ne vous laissez pas griser par toutes les belles photos que l'on voit. C'est un petit peu comme pour les fameux Sprite, donc les farfadet maintenant qu'on qu'on connaît leur bonne appellation. Mais en tout cas sur tout ce que vous voyez sur les réseaux sociaux, soyez extrêmement prudents. Actuellement, on a une explosion, mais vraiment une explosion du nombre de photographies qui sortent de la foudre ou des farfadet qui sont des faux.
2:01:19 Et d'ailleurs que ce soit sur la page Facebook, on n'est pas en recherche de followers, quand on en a, c'est bien, mais ou sur ma propre page en nom propre, hein, je me cache pas derrière un pseudo, je mets parfois quand je tombe dessus la photo originale et la photo complètement trafiquée à côté. H voilà, c'est pour mettre en évidence aussi que il faut faire attention, la capacité à créer des image est allé beaucoup plus vite que notre possibilité de nous détacher du pouvoir de ces images. Très belle phrase, Raymond. Une question que je ne vous ai pas posé mais que vous auriez aimé que je vous pose. Jusqu'à quand allez-vous faire ça? Je crois que je ne l'ai pas posé parce qu'il m'a semblé comprendre que vous feriez ça jusqu'au bout. Je vous la pose quand même. Alors Raymond, jusqu'à quand allez-vous faire ça? Jusqu'au bout. partagé. Merci à vous et merci à toute l'équipe. C'était The Paranormal Show, votre rendez-vous avec les mystères de notre temps. Abonnez-vous, soutenez-nous, nous avons besoin de vous.